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Mercredi 13 juin 2012 3 13 /06 /Juin /2012 13:02

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La société de consommation est un organisation économique et sociale dans laquelle un système productif produit une offre en biens de consommation très vaste et une demande solvable constituée d'individus qui ont assez d'argent pour acheter ces produits.

 

I. La société de consommation, une libération.

 

a°) L'émergence de la société de consommation.

 

Elle est la conséquence de la révolution industrielle au 19eme siècle, qui va produire de nombreux nouveaux produits et de l'émergence d'une classe moyenne solvable, qui peut se permettre d'acheter autre chose que des biens de première nécessité, comme de la nourriture, du logement et des vêtements.

Cette société de consommation se développe surtout après la seconde guerre mondiale, qui se termine en 1945, époque qui va connaître une croissance économique importante désignée sous l'expression : "Les Trente Glorieuses".

 

b°)  Et la voiture libèra l'homme !

 

La voiture va devenir le mythe du triomphe de la société de consommation. Réservé, jadis, aux riches, progressivement, par la baisse des coûts de production conjuguée à la hausse des salaires, son accès va être démocratisé. L'exemple de cette démocratisation de la voiture va s'incarner dans l'aventure de la Ford T, aux USA, premier véhicule à moteur connaissant une production de masse.

Dans la France de l'après guerre, la 2 CV, qui fut produite durant presque un demi-siècle, de 1948 à 1990, peut être considérée comme la voiture populaire accessible à tous.

 

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(Source:wikipedia)

 

Roland Barthes comparera la DS,  berline populaire,

 

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(Source: wikipedia)

 

a une cathédrale gothique pour illustrer la fascination qu'a pu exercer cette voiture durant les 30 glorieuses.

La voiture fut créatrice d'une nouvelle civilisation, porteuse de libération, puisque les distances s'abolissaient et permettaient aux français de connaître les joies des vacances à la mer ou à la montagne. Charles Trenet résuma cette révolution des transports dans sa Nationale 7, route qui emmenait les parisiens vers la Méditerranée.

 

 

Dans certains pays, je pense aux USA, l'automobile a fondé de nouvelles manières de vivre, comme le drive-in, le fait de manger dans sa voiture, ou le cinéma-in, le fait d'aller au cinéma sans sortir de sa voiture.

 

 

 


c°) Et l'électro-ménager libèra la femme.

 

L'équipement des ménages, notamment en appareil électro-ménagers va libérer la femme des tâches domestiques. Dans le passé, les femmes étaient enchaînées à leur tâche ménagère qui étaient chronophages (= mangeuse de temps). Faire la lessive au lavoir, demandait souvent une journée entière d'un dur labeur. Aussi, l'invention de la machine à laver, a participé à améliorer la condition féminine, comme tous les autres appareils électro-ménagers.

 

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(Moulinex était une marque d'électro-ménager française)

 

d°) L'accès universel à la culture.

 

La société de consommation a aussi démocratisé l'accès à la culture. La télévision après-guerre, a ouvert une lucarne sur le monde et  le DVD musical ou cinématographique ont permis une culture pour tous. Je ne parle même pas du développement exponentiel des micro-ordinateurs et d'internet, qui ont renforcé cet accès à la culture universelle.

Le livre, jadis produit de luxe, est aujourd'hui à la portée de toutes les bourses avec les collections de poche.

Enfin, la baisse du coût des voyages, a permis à une grande partie des citoyens de pouvoir voyager et de connaître d'autres cultures.

 

e°) De la distinction.

 

Comme le disait le sociologue Jean Baudrillard, dans La société de consommation, au-delà de satisfaire nos besoins, sert aussi et surtout à nous distinguer des autres, à satisfaire notre ego en achetant des objets singuliers qui sont censés exprimer notre unicité. Tout à l'opposé d'une société de non-consommation comme la Chine de Mao, par exemple, qui mettait l'accent sur le groupe et non sur l'individu, et préférait l'uniformité à la singularité.

 

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(source)

 

f°) Vivre mieux et plus longtemps.

 

L'accès aux médicaments et aux soins, une meilleure nourriture, de meilleures conditions de vie, ont permis à l'espérance de vie des occidentaux de s'allonger.

 

Mais si la société de consommation nous a apporté de nombreux bienfaits, abondance et prospérité, elle a aussi une face obscure, plus noire, qui met en péril nos sociétés.

 

II. La société de consommation, une dangeureuse aliénation ?

 

a°) La consommation, chronique d'une dérive addictive (=qui agit comme une drogue).

 

Si la société de consommation donne un accès aisé au savoir et à la culture, si elle a amélioré nos conditions de vie, elle nous aliène aussi au monde des objets, qui deviennent comme une drogue.

La publicité, présente de partout, nous détermine à acheter toujours plus et les centres commerciaux sont devenus les cathédrales du 21eme siècle, où le croyant s'est transformé en consommateur compulsif.

 

 

 

 

 


Nos chaînes de TV sont envahis de messages publicitaires et la finalité pour les directeurs des chaînes, n'est pas de cultiver les téléspectateurs, mais de le divertir, pour exacerber (=renforcer)  son désir de consommer. Comme disait Patrick Le Lay, directeur de TF1 :

 

"Il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages.[...] A la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola à vendre son produit !"

 


Etre est devenu Avoir ! La réussite de nos vies ne se mesurant plus à la qualité intrinsèque des individus (savoir, sagesse, etc ...) mais à l'importance de son compte en banque ou à la possession d'objets de prestige suivant l'incise du publicitaire Jacques Séguéla, affirmant, de manière péremptoire:


"T'a pas de Rolex à 50 ans, t'as raté ta vie !".

 

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L'accumulation des biens de consommation devient un passeport illusoire pour le bonheur, qui va mécaniquement fruster ceux qui n'ont pas accès pleinement à cette consommation et qui va générer des pratiques déviantes, comme un endettement des ménages pour pouvoir acheter à tout prix ou des pratiques délinquantes pour avoir accès au rêve consumériste, synonyme de réussite.

Les cartes de crédit envahissent notre quotidien et le nombre d'interdits bancaires a explosé, atteignant un chiffre de 2 millions de français, en 2008, mettant en péril la vie de millions de personnes qui sont souvent des "fashion victim".

L'art s'est emparé du phénomène en dénonçant cette folie consumériste, notamment avec le Pop Art, dont un des leaders, Andy Warhol, fait des produits de consommation courante des oeuvres ...jetables !!

 

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(Source wikipedia)

 

b°) Du citoyen au consommateur.

 

Le consumérisme, c'est à dire le fait de n'avoir que comme horizon, la consommation, devient aujourd'hui l'idéologie dominante. Les citoyens se désintéressent des élections et oublient de s'interroger sur les grandes questions philosophiques ou éthiques (=morales) qui guident nos vies, pourvu qu'ils puissent consommer en toute liberté.

Aujourd'hui, la marchandisation (= tout s'achète et tout se vend, même des organes)  du monde fait oublier l'humain au profit du plaisir que procure l'acte de consommer et les échelles de valeur traditionnelles ont éclaté sous la pression de l'individualisme ambiant. Le "common sense", le "sens commun", qui guidait le jugement des inidividus, dans les années 50,  comme le dit le philosophe Jean-Claude Michea, n'existe plus, et le consommateur lambda trouve à la limite normal que les sportifs touchent des fortunes et s'achètent des montres à 300 000 €uros, alors que des rmistes survivent avec 400 € par mois.


Le problème, c'est que le rmiste participe lui aussi à cette fête de la consommation, puisque des magasins bon marché lui permettent de participer à la fête consumériste et ne remet pas en cause le système, se réfugiant dans les paradis virtuel pour 40 euros par mois (les jeux vidéos en ligne).

 

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(un geek = un drogué d'internet).

 

Karl Marx, dans sa théorie du fétichisme de la marchandise, avait déjà mis en valeur le pouvoir séducteur des objets, masquant la réalité sociale et productive se cachant derrière eux.

On constate donc un affaibissement de toutes les structures représentatives, que ça soit les partis politiques ou les syndicats. Et dans certains pays pratiquant l'hyper-consommation, comme aux USA, la conscience politique a presque totalement disparu, les consommateurs/citoyens étant préparés à la consommation dès l'école.

 

C°) Une consommation destructrice.

 

Notre modèle consumériste, à terne, ne sera plus viable. L'exploitation à outrance des richesses naturelles pour contenter notre désir de consommer, détruit les écosystèmes. Les forêts disparaissent, les océans se vident, l'air se pollue. Certaines espèces animales sont en voie de disparition pour satisfaire le consommateur, comme le thon rouge, en Méditerranée,

 

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(Source: Greepeace).

 

 

Les déchêts produits par notre sur-consommation, polluent les terres et les océans, jusqu'à créer un 6eme continent de plastique, dans l'océan pacifique.

Sans compter ce réchauffement climatique, effet de la consommation mondiale, qui risque de mettre en péril l'espèce humaine !

 

Conclusion:

 

Si notre société de consommation a permis une amélioration de nos conditions de vie, par son extension à des pays émergents, comme la Chine, elle épuise les ressources naturelles et met en péril notre propre existence.

 


 


Par Tietie007 - Publié dans : FRANCAIS
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