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PREMIERE HISTOIRE GEO

Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 12:25

Plan Synthétique (suivra, pour les plus courageux, le plan détaillé)  :

 

I. Vers une République laïque (= un régime politique sans religion officielle. L'Etat et la Religion sont séparés).

 

1°) L'action des Républicains.

 

Les républicains sont des hommes politiques qui sont pour un régime parlementaire, avec des députés élus par le peuple au suffrage universel et une séparation des pouvoirs. Il s'oppose à la monarchie, qui est le pouvoir d'un roi sur son peuple, sans élection.

 

a°) Le contentieux (=la divergence, la différence, l'opposition) entre les républicains et l'Eglise.

 

Lors de la Révolution française, en 1789,  le clergé (=les prêtres, curés, evêques et tous les gens d'Eglise) s'était opposé à la République et à ses principes. Pour les religieux, le pouvoir ne peut pas venir du peuple, comme chez les républicains, mais de Dieu. Les républicains devinrent donc anticléricaux (= contre le clergé de l'Eglise).

 

b°) Jules Ferry et la création de l'Ecole laïque, gratuite, pour tous.

 

En 1882, sous l'action de Jules Ferry, l'école devient laïque, c'est à dire que ce ne sont plus les gens d'Eglise qui donneront des cours à l'école primaire, mais des instituteurs républicains payés par l'Etat, surnommés les "hussards noirs" de la République.

 

c°) 1905, la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

Il n'y a plus de religion officielle en France, et les citoyens peuvent croire en n'importe quel Dieu. Mais la foi doit rester dans la sphère privée.

 

2°) La République et les religions depuis 1905.

 

a°) La laïcité, principe de toutes les républiques françaises.

 

Les constitutions de la  IVeme République (1946-1958) et de la Veme République (1958 à aujourd'hui) ont réaffirmé l'importance du principe laïque.

 

 

b°) Les nouvelles menaces contre la laïcité.

 

La laïcité n'est pas une chose acquise et certaines religions veulent remettre en cause ce principe républicain.

En 2004, le gouvernement a voté une loi contre les signes religieux ostensibles (= très voyants, comme le foulard islamique, la croix chrétienne en collier ou la kippa) à l'école.

En 2011, une loi interdit toute les tenues vestimentaires cachant entièrement le visage dans l'espace public. Elle était surtout destinée à combattre les traditions vestimentaires comme la burqa ou le niqab, qui couvrent complètement le corps de la femme et qui relèvent d'une dérive sectaire qui n'a rien à voir avec le vrai islam.

 

 

Plan Détaillé:

 

I. Vers une République laïque.

 

1°) L'action des Républicains.

 

a°) Le contentieux entre les républicains et l'Eglise.

 

Depuis la Révolution Française, en juillet 1789, l'Eglise catholique s'est opposée à la République, attachée, qu'elle était, à l'ordre d'Ancien Régime qui lui octroyait beaucoup de privilèges. De plus, la République a toujours voulu émanciper (=libérer) les citoyens de la tutelle de l'Eglise, considérée comme obscurantiste (= arriérée) et favorable à la monarchie. L'anticléricalisme était donc la devise des republicains qui n'acceptait pas l'influence du clergé catholique sur la société et l'Etat.

Il faudra attendre 1892, pour que le pape Léon XIII, incite les catholiques français à se rallier à la République.


b°) Léon Gambetta et le programme de Belleville.

 

Dès 1869, Léon Gambetta qui se présente aux législatives,

 

LeonGambetta.jpg

 

 

à Belleville, dans la capitale, présente, dans son programme, des mesures énergiques comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la liberté de la presse et  l'impôt sur le revenu. La chute du 2nd Empire et de Napoléon III, après la défaite contre la Prusse, en 1870, et la proclamation de la République, la IIIeme,  le 4 septembre 1870, va donner de nouveaux espoirs pour évoluer vers un état laïque.

Il est à noter que la République naissante, naturalisera les juifs d'Algérie, en octobre 1870, par le biais du décret Crémieux.

 

c°) La création d'une école laïque: l'action décisive de Jules Ferry.

 

L'alphabétisation du peuple est un enjeu fondamental, pour un Etat moderne et les républicains veulent soustraire les jeunes français à l'influence de l'Eglise catholiquePour propager les idées et les valeurs républicaines, il faut, nécessairement, rendre l'école publique et laïque, c'est à dire dégagée de l'influence des religieux.

 

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(Couverture du livre La République et l'Eglise de Jacqueline Lalouette, Michel Dixmier et Didier Pasamonik, édition de la Martinière).

 

Jules Ferry, Président du Conseil,

 

Jules-ferry-barbe-barbu.jpg

(Source: wikipedia)

 

fera voter la gratuité de l'enseignement primaire, en 1881, puis, ministre de l'Instruction Publique, en 1882, il laïcisera l'enseignement, arrachant le contrôle de l'école aux religieux. Les congrégations religieuses seront interdites d'enseignement, en 1904.

 

2°) La loi de 1905 consacre la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

a°) La politique anticléricale d'Emile Combes.

 

En 1902, Emile Combes, un républicain radical, est nommé Président du Conseil.

 

502px-Emile_Combes.jpg

 

Il va mener une politique anticléricale, en interdisant d'enseignement les congrégations religieuses, en 1904, ce qui entraînera la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.

Malgré la démission de Combes, la politique anticléricale des républicains continuera, et la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, garantissant le libre exercice des cultes, sera promulguée le 9 décembre 1905.

Officiellement, il n'y a donc plus de religion officielle en France, et chaque citoyen est libre de croire en un Dieu, mais l'exercice de sa foi se fera dans le domaine privé.

 

b°) Le triomphe de la raison.

 

La loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat est le point culminant d'une évolution qui avait commencé dès la Renaissance, au 14eme siècle, où, redécouvrant l'héritage antique, les artistes et intellectuels avaient commencé à séculariser ( = soustraire le réel de l'influence religieuse) le monde, à percevoir le réel non pas au travers du prisme de la religion, mais en utilisant uniquement sa raison.

En 1434, le peintre flamand, Jan van Eyck, peignait les époux Arnolfini de manière "réaliste", sans aucune référence biblique,

 

438px-Van_Eyck_-_Arnolfini_Portrait.jpg

(source:wikipedia)

 

 

ni anges ou autres créatures divines !

Ce tableau, indiquait déjà la sécularisation des esprits, qui se poursuivra avec des hommes de science, comme Galilée, se renforcera avec les philosophes des Lumières, et se traduira, sous l'influence des républicains par la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

II.La République et les religions depuis 1905.

 

1°) Le renforcement de la laïcité.


La laïcité à la française s'est renforcée, devenant une partie de l'identité française.

Les constitutions de la IVeme et Veme République ont réaffirmé avec force le principe de laïcité qui guide notre République.

Les tensions se sont cristallisées autour de l'enseignement puisque, en France, l'enseignement public laïque scolarise 4/5 des élèves, alors que le cinquième restant est dans l'enseignement privé catholique.

En 1984, le président socialiste François Mitterrand avait rallumé la guerre scolaire en voulant créer un grand service de l'éducation public et laïc. Mais devant les manifestations monstres de l'enseignement privé, le président retira le projet.

 

 

 

 

 

2°) Les nouvelles menaces contre la laïcité.

 

La laïcité doit toujours être réaffirmée, surtout devant l'action de mouvements religieux qui veulent la remettre en cause.

Depuis 40 ans, une immigration d'origine arabo-musulmane a fait de l'islam la deuxième religion de France, avec 5 millions de fidèles potentiels.

Cette nouvelle communauté religieuse vit sa foi avec ferveur dans une société française depuis longtemps sécularisée. Ce "dynamisme" religieux, phénomène nouveau, peut poser des problèmes à l'état français. En effet, l'islam n'ayant pas de clergé officiel, de multiples mouvements se disant "islamistes" existent. Et certains d'entre eux vivent leur foi dans une radicalité incompatible avec les principes républicains.

En 2004, une loi interdit le port de signes religieux ostensibles (=très voyant) dans les écoles publiques, quelque soit la religion.

En 2011, une loi interdit toutes les tenues destinées à dissimuler le visage. Cette loi vise le port de la burqa et du niqab, deux vêtements portées par des extrêmistes religieux musulmans.

 

burqa-niqab.jpg

 

Si le port de ces vêtements concerne très peu de femmes, il n'en reste pas moins que la couverture complète du corps et du visage, pose un problème de sécurité publique et à un caractère discriminatoire envers les femmes. Car si certaines ont choisi de le porter, d'autres, sont victimes de pression de la part de leur entourage.

Il faut se garder de stigmatiser (= condamner) l'islam en général, car ces phénomènes radicaux, très limités, ne concernent que des mouvances islamistes radicales (=salafistes) ultra-minoritaires, qui n'ont rien à voir avec la pratique religieuse paisible de la grande majorité des musulmans français, qui condamnent d'ailleurs ces dérives sectaires !

 

Conclusion :

 

Ici, paradoxalement c'est la laïcité qui pose des problèmes. En effet, devant une communauté musulmane désormais nombreuse, l'Etat français se trouve démuni face à la faiblesse des lieux de culte musulmans (les mosquées), trop peu nombreuses pour contenter les citoyens français qui veulent vivre, de manière décente, leur foi islamique.

De même, l'islam en France, même si le Conseil Français du Culte Musulman a été crée en 2003, est trop peu organisée, laissant la porte ouverte à des prédicateurs étrangers financés par des états du Golfe, propageant un islam salafiste (=extrêmiste) peu en phase avec les lois de la République et la société française.

Aussi, il est urgent de fonder un Islam de France, avec des imams formés dans des écoles religieuses françaises qui respecteront les principes républicains, tout en donnant un coup de pouce pour créer des lieux de culte décents, qui permettront de sortir l'islam "des caves" !

 

Testez vos connaissance en répondant à ce QUIZZ.

 


 

 

 

 

 

 

 


Par Tietie007 - Publié dans : PREMIERE HISTOIRE GEO - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 10:12

I. La conquête des droits civils et le combat pour l'égalité.

 

a°)  Le combat pour les droits civils.

 

Au début du 20eme siècle, les femmes sont considérées presque comme des personnes mineures, n'ayant pas le droite de vote.

Mais la première guerre mondiale, qui mobilisera les femmes à l'arrière, dans les industries, pour pallier à l'absence des hommes, et l'exemple de certaines d'entre-elles, comme Marie Curie, première femme prix Nobel de physique, en 1903,

 

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(Source: Wikipedia)

 

vont mobiliser la gente féminine pour changer ce statut inique (=injuste).

Des femmes s'organisent pour acquérir ce droit de vote, ce sera le mouvement des "suffragettes", qui manifestera pour le droit de vote pour les femmes.

Le gouvernement du Front Populaire, en juin 1936,  présidé par le socialiste Léon Blum, comprendra, pour la première fois, des femmes.

La seconde guerre mondiale, et la participation des femmes dans la Résistance à l'occupant allemand, comme Lucie Aubrac, ou dans les Forces Françaises Libres, comme Joséphine Baker, vont enfin accélérer la reconnaissance des femmes. Et, en 1944, le gouvernement provisoire de la République Française, dirigé par le général De Gaulle donne le droit de vote aux femmes.

 

b°) Le combat pour l'égalité.

 

Mais le droite de vote, si il est nécessaire, n'est pas suffisant. En effet, très peu de femmes sont élus dans les assemblées françaises et sont quasiment absentes du Parlement. La gestion du pays reste donc l'apanage des hommes.

Simone de Beauvoir, une philosophe française, compagne de Jean-Paul Sartre, va, dans un livre qui fera date, "Le deuxième sexe" (1949), inciter les femmes à prendre leur destin en main, critiquant autant ce monde de phallocrates (=domination des hommes) que la soumission des femmes à cet ordre masculin ou machiste.

Elle sera à l'origine du mouvement féministe qui oeuvrera à faire reconnaître le droit des femmes, notamment concernant la contraception (Loi Neuwirth, 1967, sur l'autorisation de la pilule contraceptive) et l'Interception Volontaire de Grossesse ou IVG, adoptée par l'Assemblée Nationale en 1974 sous l'action de Simone Veil.

 

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                            (Simone Veil à l'Assemblée Nationale). 

 

En 2000, une loi sur la parité hommes/femmes pour les candidatures aux élections est votée par le Parlement.

Il n'en reste pas moins qu'il y a trop peu de femmes élues par rapport aux hommes, et qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour changer les mentalités.

 

II.Les femmes dans la vie quotidienne.

 

a°) De la maison à l'usine.

 

La femme fut, jusqu'aux années 70, considérée avant tout comme une mère s'occupant des tâches ménagères alors que les hommes allaient travailler.

 

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Mais progressivement les femmes sont sorties de la maison pour aller travailler à l'usine, main d'oeuvre bon marché, puis dans les bureaux, qui se multipliaient avec l'émergence d'une société de services.

Aujourd'hui, le taux d'activité des femmes est important, et des métiers, auparavant réservés aux hommes s'ouvrent aux femmes, comme dans l'armée, la police ou dans le bâtiment. L'apparition de appareils électroménagers (machine à laver, aspirateur etc ...) a contribué, aussi, à libérer la femme de certains travaux domestiques laborieux, comme la lessive.

 

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(Moulinex, marque française d'appareils électroménagers)

 

De même, les produits de l'industrie agro-alimentaires, comme les boîtes de conserves ou les surgelés ont libéré la femme des tâches cuisinières.

 

Malgré tout, les salaires des femmes restent en moyenne de 30 à 40 % inférieur aux hommes.

 

b°) De la maison à l'école.

 

Cantonnée aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants, les femmes sont longtemps restées loin des écoles. Malgré quelques exceptions comme la physicienne Marie Curie, les femmes arrêtaient leurs études à la fin du primaire.

Jusqu'en 1960, l'accès à l'université leur était limité. Depuis lors, les femmes ont droit à suivre les mêmes au cours que les hommes, et ça marche plutôt bien, puisqu'en 2011, 68 % des filles eurent leur Bac contre 58 % aux garçons.

 

Un petit QUIZZ pour tester vos connaissances.


 


 


Par Tietie007 - Publié dans : PREMIERE HISTOIRE GEO - Communauté : Passion Histoire
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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 16:09

Plan synthétique:

 

I.  De Gaulle le refus de la défaite:

 

a°) Appel du 18 juin 1940, de Londres, pour continuer la guerre. Pétain signera l'armistice le 22 juin 1940, aux conditions très dures (France coupée en 2) des allemands.

 

b°) L'espoir vient d'Afrique, avec le ralliement à De Gaulle, du Tchad, du Gabon et du Cameroun, en août 1940, qui donne à la France Libre, un territoire et une certaine légitimité. Car à cette époque, les Forces Françaises Libres (FFL) n'ont que 7 000 volontaires, chiffre très faibles.

 

c°) Les premières victoires militaires. Le général Leclerc, à la tête d'une troupe de FFL, prendra le fort de Koufra aux italiens, en Libye, en mars 1941.

Plus tard, en 1943, après le débarquement en Sicile des forces alliées, un corps expéditionnaire français en Italie participera, aux côtés des alliés, à la lutte contre les allemands. Et la 2eme Division Blindée de Leclerc libèrera Paris, en août 1944.

 

Conclusion: l'action de De Gaulle permettra à la France d'être dans le camp des vainqueurs, après la défaite allemande et le pays sera encore considéré comme une grande puissance malgré sa défaite humiliante de juin 1940.

 

II.La Résistance intérieure.

 

a°) Des débuts difficiles, car le Maréchal Pétain est très respecté par les français et ces derniers croient en lui pour protéger la France de l'occupant allemand.

 

b°) L'entrée des communistes en résistance, en juin 1941. Hitler, rompt le pacte germano-soviétique et attaqua l'URSS, le 22 juin 1941, ce qui provoque l'entrée en résistance des communistes français.

 

c°) L'unification de la Résistance intérieure. Jean Moulin, l'envoyé du général De Gaulle, va unifier la résistance française alors divisée. L'action de Moulin débouchera sur la constitution du Conseil National de la Résistance (CNR), qui s'opposera au gouvernement de Vichy en 1943.

 

d°) Le Service de Travail Obligatoire (STO) et l'explosion des maquis. Les jeunes français ne veulent pas partir en Allemagne pour travailler et rejoignent massivement les maquis, à partir de 1943.

 

e°) La résistance intérieure organise l'insurrection de Paris, en août 1944, qui sera un succès grâce à l'intervention finale de la 2eme Division Blindée du général Leclerc. A Paris, résistance intérieure et Forces Françaises Libres se rejoindront dans la capitale. Tout un symbole.

 

Plan détaillé:

 

I.De Gaulle, le refus de la défaite.

 

a°) L'appel du 18 juin 1940.

 

Le 10 mai 1940, les allemands attaquent dans les Ardennes, avec leurs divisions blindées, soutenues par leur aviation, et submergent les défenses françaises. La "guerre éclair" ou Blitzkrieg, conjuguaison du char et de l'avion, avait vaincu l'immobile armée française, qui n'avait pas voulu se réformer, malgré les prévisions d'un De Gaulle, qui dans son livre, "Vers l'armée de métier", en 1934, avait prévu le rôle prééminent du char et des divisions blindées, dans la guerre moderne.

Le nouveau gouvernement Pétain, défaitiste, veut signer un Armistice (= arrêt des combats) avec l'ennemi, ce qui sera fait le 22 juin 1940, livrant une moitié de la France aux allemands,

 

zone libre

 

et laissant 1,6 millions de prisonniers français dans le Reich.

Le général De Gaulle,

 

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quelques jours avant, sentant que ce gouvernement ne voulait plus combattre, s'était exilé à Londres, où le Premier Ministre, Winston Churchill, lui fit bon accueil. Le 18 juin 1940, à la Radio anglaise, le général lance son célèbre appel,

 

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qui incitait les français à le rejoindre, à Londres, pour continuer le combat contre les allemands.

 

b°) Le ralliement des colonies africaines.

 

Peu de français entendront cet appel, à la radio, et le général de Gaulle se retrouvera bien seul, à Londres, avec seulement un peu plus de 7 000 volontaires. Des 123 000 soldats français évacués en Grande-Bretagne, de la poche de Dunkerque, presque tous décideront de rentrer en France et d'ignorer De Gaulle.

Mais en Afrique Equatoriale Française (AEF), des colonies, dont le Tchad, le Gabon et le Cameroun, vont se rallier à la résistance gaulliste, par le biais du gouverneur du Tchad, Felix Eboué. Ce ralliement de certaines colonies africaines, va donner un territoire aux Forces Françaises Libres, dont le symbole sera la Croix de Lorraine.

 

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D'autres colonies, moins importantes, vont aussi rejoindre les FFL, comme les Nouvelles-Hébrides ou la Nouvelle-Caléonie.

 

c°) L'échec face à Dakar.

 

Mais De Gaulle va connaître un cinglant échec, face à Dakar, capitale de la colonie du Sénégal. En effet, les 23 et 25 septembre 1940, des forces anglo-gaullistes essayèrent de débarquer à Dakar, tenu par les forces vichystes. Le gouverneur Boisson, refusa de se rallier à De Gaulle et repoussa le débarquement ! Cette défaite militaire démontra que le général français ne faisait pas encore l'unanimité parmi les militaires de son pays.

 

d°) Le retour des victoires militaires.

 

Si les Forces Françaises Libres ne sont pas nombreuses, il n'en reste pas moins que le général De Gaulle tient à ce que des Français Libres combattent aux côtés des alliés. Une troupe gaulliste, menée par le général Leclerc, apportera une première victoire contre les italiens, dans le désert de Libye, à Koufra, début mars 1941.

 

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Les Forces Françaises Libres vont aussi participer, avec des unités anglaises, à la reconquête de la Syrie,tenue par des forces vichystes.

Toujours en Afrique, cet été 1942, la 1re Brigade Française Libre s'illustrera en Libye, en tenant tête à l'Afrika Korps, de Rommel, puis participera aux deux batailles d'El Alamein, qui seront des grandes défaites pour les allemands.

Enfin, avec le débarquement allié en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Français Libres pourront recréer de grandes unités militaires comme le Corps Expéditionnaire Français en Italie, qui s'illustrera en prenant le Monte Cassino et la 2eme Division Blindée, qui libérera Paris.

 

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II.La Résistance intérieure.

 

a°) Des débuts difficiles.

 

L'armistice du 22 juin 1940 ayant été décidé par un homme très populaire, le Maréchal Pétain, la grande majorité de la population française accepta la défaite sous couvert de l'aura du Maréchal. Certains, très isolés, décidèrent de résister, comme Henri Frenay et son mouvement Combat, premier mouvement de la résistance intérieure, créé dès l'été 1940. Au début, ils se contentent de distribuer des tracts et de faire quelques actes de sabotage.

 

b°) L'invasion de l'URSS, l'entrée en résistance des communistes.

 

Le pacte germano-soviétique d'août 1939, qui fit d'Hitler et de Staline des alliés, anesthésia le Parti Communiste Français, qui attendit l'invasion de l'URSS par les nazis, le 22 juin 1941, pour entrer en résistance contre l'occupant allemand. Et dès le 23 août 1941, Pierre Georges, le futur colonel Fabien, militant communiste, tue un soldat allemand, sur le quai du métro Barbès, à Paris.

 

c°) Jean Moulin et l'unification de la Résistance.

 

Le général de Gaulle, à Londres, a besoin d'unifier la résistance en France, pour que celle-ci le reconnaisse comme chef légitime de la France Libre. Il envoie alors Jean Moulin,

 

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dans l'hexagone, pour fédérer les mouvements de résistance sous l'autorité du général. En Mai 1943, il crée le Conseil National de la Résistance, dont il prend la tête, réunissant toutes les organisations résistantes françaises. Il sera arrêté peu après par la Gestapo, et il mourra des suites des mauvais traitements qu'il subira de la part de ses tortionnaires allemands.

 

d°) Le STO et le développement des maquis.

 

En 1943, Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy, introduit le Service du Travail Obligatoire, en Allemagne, pour les jeunes français, obligés de partir travailler dans le Reich.

 

sto

 

Cette mesure provoque un départ massif des jeunes vers les maquis, pour éviter de partir pour l'Allemagne.

Dans les zones montagneuses, comme dans les Alpes, des maquis importants, comme celui des Glières ou du Vercors, mèneront des attaques contre les convois allemands et seront durement réprimés par ces derniers, en 1944, qui lanceront de véritables offensives militaires contre ces maquisards.

 

e°) Les cheminots français dans la Résistance.

 

Certaines professions, dans des secteurs stratégiques, se sont particulièrement illustrés par des actes de résistance. Ce fut le cas des cheminots, qui multiplièrent les actes de sabotage des voies ferrées, pour gêner les déplacements de l'occupant allemand.

 

f°) Le rôle des résistants dans le débarquement en Normandie.

 

Alors que les alliés anglo-saxons préparaient le débarquement en Normandie, pour le 6 juin 1944, prélude à la libération de la France, les résistants français vont être utilisés pour le renseignement et pour saboter les lignes téléphoniques, les ponts, les voies ferrées, pour gêner la contre-offensive allemande, après le débarquement. René Clément a narré cette résistance dans La Bataille du Rail, un documentaire filmé, en 1946.

 

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g°) Paris brûle-t-il ?

 


Le 19 août 1944, la résistance parisienne organise une insurrection contre l'occupant allemand, sous le commandement d'Henri Rol-Tanguy , un communiste et de  Jacques Chaban-Delmas, un gaulliste. Les résistants français tiendront durant une semaine, contre l'armée allemande cantonnée à Paris, avant d'être secourue par la 2eme Division Blindée du général Leclerc. Hitler avait donné l'ordre de détruire la capitale française, mais le général allemand von Choltitz, commandant des forces allemandes à Paris, refusa d'exécuter cet ordre !  

Paris fut donc libéré le 25 août 1944.

 

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UN QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

 

 

 

 


Par Tietie007 - Publié dans : PREMIERE HISTOIRE GEO - Communauté : Passion Histoire
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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 12:49

Bibliographie:

 

- Histoire de Vichy de Jean-Paul Cointet, Perrin/Tempus, 2003.

 

 


 

 

Plan Synthétique :

 

I. Naissance du régime de Vichy.

 

a°) Le régime de la défaite. La France perd la Bataille de France contre les allemands et Pétain signe l'Armistice (=arrêt des combats), aux conditions allemandes (France coupée en 2), le 22 juin 1940.

 

b°) La fin de la IIIeme République et le début de la dictature .

 

Le 10 juillet 1940, le Parlement français donne tous les pouvoirs au Maréchal Pétain. C'est la fin de la République et le début de la dictature personnelle de Pétain.

 

c°) Travail, Famille, Patrie.

 

Nouveau slogan du régime qui accuse les communistes, les républicains, les juifs et les étrangers d'être la cause du malheur de la France. Les libertés sont suspendues et les opposants au régime sont mis en prison.

 

II. La politique de collaboration avec l'Allemagne.

 

a°) Loi vichyste anti-juive du 3 octobre 1940.

 

76 000 juifs seront déportés vers l' Allemagne dont ceux du camp des Milles et ceux arrêtés lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver (Vel d'Hiv) en 1942.

 

b°) La rencontre Pétain-Hitler à Montoire.

 

Le 22 octobre 1940, les deux chefs d'état se rencontrent à Montoire, pour décider d'une politique de collaboration.

 

c°) La collaboration industrielle et économique.

 

Dès la mi-1942, Pierre Laval crée le Service de Travail Obligatoire (STO) qui oblige les jeunes français à aller travailler en Allemagne.

Les entreprises françaises se mettent au service des allemands, comme Renault, qui livra des camions et des automobiles à l'armée allemande.

 

d°) La collaboration militaire.

 

Si la France vichyste n'est jamais entrée en guerre au côté des nazis, lors de l'attaque de l'URSS par les nazis, le 22 juin 1941, une Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF) est créée pour aller combattre, avec les allemands, sur le front russe.

 

Plan Détaillé:

 

I°) Naissance du régime de Vichy.

 

a°) La défaite militaire contre l'Allemagne nazie et l'Armistice du 22 juin 1940.

 

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahissait la Pologne, ce qui déclenchait la 2nde guerre mondiale, puisque la France et l'Angleterre, alliées aux polonais, déclaraient alors la guerre à Hitler.

Pendant plusieurs mois, les deux armées se firent face, sans bouger, ce sera la "Drôle de guerre".

Le 10 mai 1940, les divisions blindées allemandes, aidées par les bombardiers Stukas, concentrées dans les Ardennes, attaquent et transpercent les lignes françaises. Les deux armées avaient le même nombre de chars, environ 3 000, et les chars français étaient même meilleurs que leurs homologues allemands. Mais l'armée française a saupoudré ses chars dans toutes les unités, n'ayant que 3 divisions blindées, alors que l'armée allemande, elle, les a concrentrés dans 10 divisions Panzer, lors de la Bataille de France.

La concentration des chars et des avions, caractéristique de la "guerre éclair" ou Blitzkrieg, a réhabilité le mouvement et a permis de battre en 4 semaines, une armée française totalement dépassée !

 

Devant la débâcle française, le président Lebrun, fait appel au Maréchal Pétain, le vainqueur de Verdun, pour faire taire les armes et sauver ce qui peut l'être. Alors qu'un certain Général de Gaulle s'exile à Londres, pour continuer le combat

Le 22 juin 1940, l'armistice est signé, la France sera divisée en deux zones, une zone occupée et une zone libre.

 

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Son armée sera réduite à 100 000 hommes, ne permettant aucune revanche, et 1,6 millions de prisonniers français seront retenus en Allemagne, sans compter une indemnité journalière de 500 millions de francs, que le Trésor français devra s'acquitter pour payer les troupes allemandes d'occupation.

 

b°) Le régime de Vichy, le 10 juillet 1940.

 

Le 10 juillet 1940, le Parlement français vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, qui dissout la République et inaugure une dictature personnelle. 

 

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Pétain, qui est populaire auprès des français, va inaugurer sa Révolution Nationale, qui s'articula autour du slogan:

"Travail, Famille, Patrie".

 

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Pétain va accuser les étrangers, les communistes, les juifs, le libéralisme et même le pastis (sic), de tous les maux et va oeuvrer au "redressement national" en restreignant les libertés, en interdisant les syndicats, en muselant la presse et  en s'attaquant aux juifs.

 

II. La politique de collaboration.

 

Elle va être symbolisée par la rencontre entre Pétain et le Führer, Adolf Hitler, à Montoire, le 24 octobre 1940.

 

montoire.jpg

 

a°) La politique antijuive.

 

Le 3 octobre 1940, alors que les allemands nous n'ont rien demandé, le régime de Vichy décrète un Statut des Juifs, qui interdit aux personnes de confessions juives, d'exercer certaines professions et qui prévoit l'internement des juifs étrangers.

Il sera complété par un autre statut, le 2 juin 1941.

Le 16 et 17 juillet 1942, le gouvernement de Vichy mettra à disposition des allemands, la police française, pour effectuer une opération d'arrestation des personnes de confession juive, lors de la rafle du Vel d'Hiv.

En tout, 76 000 juifs seront arrêtés en France pour être déportés et gazés dans les camps d'extermination nazis, dont celui d'Auschwitz. A ce titre, le gouvernement de Vichy a apporté sa macabre pierre au génocide du peuple juif.

 

b°) La collaboration économique et industrielle.

 

Le Reich étant impliqué dans une guerre continentale, en Russie, depuis le 22 juin 1941, l'industrie française va participer à l'effort de guerre nazi.

Des industriels comme Louis Renault, vont produire des camions et des voitures pour la Wehrmacht (=armée de terre allemande), ce qui vaudra à l'industriel une arrestation pour faits de collaboration, et la nationalisation-sanction de son entreprise, après la guerre.

Mais beaucoup d'entreprises françaises travaillèrent à l'effort de guerre allemand dans le cadre des accords Speer-Bichelonne, en 1943, et la main-d'oeuvre française fut massivement mobilisée, dans le cadre du Service du Travail Obligatoire (STO), pour aller alimenter l'industrie de guerre allemande.

 

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c°) La collaboration militaire.

 

Le régime de Vichy n'est jamais entré en guerre aux côtés de l'Allemagne, car le Maréchal Pétain ne le souhaitait pas, et Hitler non plus.

Il n'en reste pas moins que lors de l'attaque allemande contre l'URSS, le 22 juin 1941, dans le cadre de l'opération Barbarossa, les ultra-collaborateurs parisiens, dont Jacques Doriot, vont créer une Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF), unité qui sera, par la suite, adoubée (= acceptée) par Vichy, et qui alla combattre auprès des allemands sur le Front Russe.

 

lvf-doriot.jpg

 

De même, à partir de janvier 1943, le gouvernement de Vichy créa une organisation paramilitaire, la Milice, chargée de lutter, avec les allemands, contre la résistance, se livrant à la torture et à des exécutions sommaires.

 

Répondez à ce QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

Le culte de la personnalité, honorant le Marécha Pétain, s'exerçait même dans la chanson populaire, avec Maréchal, nous voilà !

 

 

 

 

 

Par Tietie007 - Publié dans : PREMIERE HISTOIRE GEO - Communauté : Passion Histoire
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 10:21

Programme de Première en Histoire-Géographie (à partir de la page 5 du document):

 

Histoire:

 

- Etre ouvrier en France (1830-1975).

- Le régime de Vichy et la collaboration.

- La résistance française.

- La France sous la Veme République de 1958 à 1970.

- Les femmes dans la société française de la Belle Epoque à nos jours.

- La République et le fait religieux depuis 1850.


 

 

Géographie :

 

Pôles et aires de puissance: la Californie.

La Mondialisation.

Etude d'un Pays Moins Avancée ou PMA. Le cas de l'Afghanistan.

Etude d'un Pays émergent: la Chine.

 

 

Education Civique:

 

La Constitution française.

L'élaboration d'une loi.

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