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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 09:03

Nicolas_II_photographie_couleur.jpg

 

Bibliographie:

 

La révolution russe d'Orlando Figes, Folio Histoire, 2009.

 

 

 

 

1°) Un tsar  discrédité.

 

a°) Les défaites militaires et la défiance des généraux.

 

L'armée et l'Etat russes n'étaient pas formatés pour soutenir une guerre contre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Empire Ottoman. Dès la fin août 1914, à Tannenberg, les armées russes de Samsonov subissent une humiliante défaite de la part des allemands de Von Hindenburg.

L'année 1915, ne sera qu'une longue retraite pour l'armée russe, devant les austro-allemands, obligée de laisser la Pologne à ses ennemis et malgré la réussite des offensives Broussilov, en 1916, la Russie, à la veille de la Révolution de Février, se trouve dans une situation militaire très mauvaise.

Ces défaites ont miné le prestige du tsar, après de la plupart des généraux russes, qui voient dans Nicolas II un monarque faible, dominé par sa femme, l'impératrice Alexandra, et incapable de proposer un renouveau politique pour fédérer les énergies contre l'ennemi allemand ! Lorsque l'insurrection commencera à Petrograd, en février, les généraux lâcheront ce tsar dont ils ne veulent plus.

 

b°) La bourgeoisie contre Nicolas II, l'autocrate.

 

Nicolas II avait toujours refusé une évolution libérale de son régime, à l'anglaise, vers une monarchie parlementaire, malgré les pressions de la bourgeoisie russe et de son entourage familial. Malgré sa réticence à une libéralisation du régime, le tsar, après les événements de janvier 1905, et le funeste "Dimanche Rouge", avait été obligé de lâcher du lest, et avait signé un Manifeste, en octobre 1905, pour une libéralisation politique. Le Parti KD, des constitutionnels-démocrates, emmenés par l'historien Milioukov obtint vite 100 000 adhérents, dont 60 % de nobles et fut rejoint par le Prince Lvov. On retrouvera les deux hommes, douze plus tard, qui vont jouer un rôle éminent après la révolution de Février 1917.

Le Manifeste d'Octobre prévoiyait des élections pour une assemblée consultative, ou Douma, qui est élu au Printemps 1906. Mais dès le début, les deux légitimités vont se heurter, et Stolypine, le nouveau premier ministre du Tsar, va faire dissoudre la Douma, générant un antagonisme entre les bourgeois libéraux et le régime tsariste. La deuxième Douma, sera encore une fois dissoute par le pouvoir et il faudra attendre une loi électorale éliminant les opposants au régime et favorisant les nobles, pour avoir une troisième Douma coopérative, en 1907, avec une majorité de droite nationale, avec l'Union du Peuple Russe.

A la veille de la première guerre mondiale, la bourgeoisie est profondément attaché à une évolution libérale du régime se défie de Nicolas II, tsar autocrate qui a travesti la philosphie du Manifeste d'Octobre 1905.

De plus, la guerre va intimement associer l'Etat russe aux industriels privés, pour la production de guerre, ce qu'Hélène Carrère d'Encausse dans son Nicolas II nommera, "la Révolution Invisible", et qui annoncera la prise de pouvoir future de la bourgeoisie.

 

c°) L'impératrice Alexandra, l'âme damnée du tsar ?

 

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Allemande de naissance, l'impératrice Alexandra Fedorovna, petite-fille de la reine Victoria, va jouer un grand rôle dans le discrédit du tsar. Famille profondément unie, Nicolas II reste très attaché à sa femme et à ses enfants, avec qui il mène une existence bourgeoise. Mais la personnalité de l'impératrice va irrémédiablement s'assombrir, avec la naissance d'un tsareitch, Alexis, atteint d'hémophilie. Désespérée, l'impératrice va s'en remettre à une sorte de gourou-guérisseur, un certain Grigori Raspoutine.

 

rasputin raspoutine

 

Faux moine et vrai charlatan, l'influence de Raspoutine va aller crescendo sur le couple impérial, étant même à l'origine de la nomination des généraux, pendant la Grande Guerre. Car le tsar parti à Moghilev, en 1916, c'est l'impératice et son âme damnée, Raspoutine, qui vont gouverner à Petrograd, faisant et défaisant les carrières et s'opposant, farouchement, à toute évolution libérale du régime, entraînant une exaspération croissante chez les nobles, même de la famille impériale, chez les bourgeois-libéraux et dans le peuple. Lors du discours d'ouverture de la Douma, le 1er novembre 1916, le chef du parti Constitutionnel-Démocrate (KD ou Cadet), Pavel Milioukov accusa le Premier Ministre de l'époque, Boris Stürmer,  un protégé de la tsarine, de trahison au profit de l'Allemagne ! Le tsar fut obligé, devant la fronde des députés de la Douma, de licencier Stürmer, pour le remplacer par le compétent Trepov, qui se fit railler lors de son arrivée à la Douma. En pleine guerre, cette situation inquiétait les alliés de la Russie, qui voyait un Nicolas II ne plus maîtriser le bateau "Russie" !

Même dans la famille impériale, les suppliques au tsar pour faire évoluer le régime et écarter des affaires publiques la tsarine n'avaient aucun écho. Que ce soit le grand-duc libéral Nicolas ou le grand-duc Paul, aucun des deux ne put obtenir la libéralisation du régime ni le départ de l'impératrice qui discréditait l'institution impériale par ses décisions calamiteuses !

Devant l'entêtement du tsar à ne faire aucune concession, la famille complote même contre Nicolas II, pensant à le faire abdiquer, à envoyer la tsarine dans un couvent, et à donner le sceptre impérial au tsarevitch, Alexis, sous la régence du grand-duc Dimitri.

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 1916, l'acrimonie de la famille impériale contre la tsarine, se traduisit par l'assassinat de Raspoutine, attiré dans un guet-apens chez le Prince Youssoupoff. L'élimination du favori de la famille impériale traduisait bien le fossé séparant cette dernière à son entourage proche !

 

2°) Un tsar abandonné: les journées de février.

 

a°) Pénurie et froid.

 

La guerre avait profondément bouleversé la vie économique russe. L'Etat avait accès sa production industrielle sur les armements au détriment du reste. Aussi, en cet hiver 1917 exceptionnellement froid, Petrograd fut touché par la pénurie de blé et de combustible. Le 19 février, les autorités de la capitale établirent le rationnement.

 

b°) 23 février 1917, les ménagères veulent du pain !


Le 23 février, les températures remontèrent et furent printanières, et une foule de ménagères descendit dans la rue, le matin, pour exprimer leur mécontentement devant la pénurie de pain. C'était aussi la Journée Internationale de la femme, et la perspective Nevski se remplissait de femmes demandant l'égalité des droits.

L'après-midi, l'atmosphère fut moins bon enfant, car les ouvrières des usines textiles de Vyborg se mirent en grève, et, accompagnées par les ouvriers des usines métallurgiques, vinrent manifester au centre-ville.

100 000 personnes se massaient autour de la Douma, en fin d'après-midi, mais le gouvernement ne réagit pas.

Le lendemain, devant la passivité des forces de l'ordre, des pillages de magasins commencèrent et des ouvriers submergèrent de maigres troupes de cosaques, au pont de Liteni, reliant le quartier industriel de Vyborg au centre-ville.

 

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Le 25 février, la foule grossit encore, dans les rues du centre-ville, et les slogans politiques, totalement absents des deux jours précédents, s'entendent.

 

c°) Le rôle mineur des partis socialistes dans les journées de février.

 

Il fut très faible. Les partis socialistes ne virent pas venir la révolution de Février, il faut dire que beaucoup des chefs politiques socialistes vivaient en exil. Le menchevik Nicolas Soukhanov parlait de "désordres et non de révolution" et le bolchevik Chliapnikov, se rit de l'idée qu'on avait à faire à une révolution !

De même, les effectifs des militants des partis menchenviks, bolcheviks ou Socialistes révolutionnaires restaient numériquement faibles, en février 1917.

 

d°) La soldatesque pactise avec le peuple.

 

Le tsar, à Moghilev, sur le front, est mal informé de la réalité des événements, par son ministre de l'Intérieur, Protopopov, favori de l'impératrice et notoirement incompétent. Il ordonne alors au chef du district militaire de Petrograd, le général Khabalov, de réprimer les manifestations.

Le 26 février, le régiment Semenovski tire sur la foule, mais d'autres régiments se mutinent, comme les régiments Pavlovski et Volynski. Mais ce fut la défection d'une compagnie du régiment Preobrajenski, de la Garde Impériale, sous l'action de Fedor Linde (1881-1917) , héros oublié de la Révolution de Février, qui fut décisif, et fit basculer la garnison de Petrograd.

 

e°) L'abdication du Tsar.

 

Nicolas II, inconscient des événements de Petrograd, se décide, sous la pression de l'impératrice, à revenir dans la capitale. Il n'y arrivera jamais ! Les militaires ont fait dévier le train impérial à Pskov. Là, le 2 mars, deux représentants de la Douma, l'octobriste Goutchkhov et Choulguine, pressent le tsar à abdiquer en faveur de son fils, le tsarevich Alexis, sous la régence du grand-duc Michel.

Mais le coup de grâce viendra des généraux et de l'armée. Le général Alexeiev, chef de l'état-major,

 

Alekseev-alexeiev-stavka-nicolas.jpg

 

est persuadé que le renouveau militaire de la Russie , passe par l'abdication de Nicolas II, tsar faible soumis au bon vouloir de l'impératrice. Rassuré par la Douma que le nouveau gouvernement provisoire serait contrôlé par le parti Constitutionnel-Démocrate, et non par les socialistes, le général décide d'obtenir du Tsar son adbication. Le 2 mars, le général Rousski apporte à Nicolas II, les desideratas de ses chefs militaires, favorables à son abdication. Le Tsar, qui fut toujours très attaché à l'institution militaire, lâché par ses généraux, décide d'abdiquer pour lui et pour son fils, en nommant comme successeur le grand-duc Michel. La séculaire dynastie des Romanov a perdu le pouvoir en trois jours, sans combat, lâchée par la bourgeoisie, la noblesse et l'armée !

La révolution de Février fut autant une insurrection populaire qu'une révolution par "le haut".

Le grand-duc Michel, peu porté sur les affaires publiques et sur l'étiquette, refusa la couronne impériale. La monarchie russe s'éteignait donc, pour laisser place à un régime parlementaire bancal, qui ne devait durer que quelques mois.

 

Un QUIZZ pour réviser la révolution de Février.

 



 


Par Tietie007 - Publié dans : Les révolutions russes - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 14:45

I. USA et URSS, les deux grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale.

 

A°)Les USA, leader du monde libre ?


Les USA sont entrés dans la guerre le 7 décembre 1941, avec l'attaque surprise des avions japonais sur la base navale de Pearl Harbor. Mais, depuis longtemps, les USA s'étaient faits "l'arsenal des démocraties", en équipant, par le biais de la loi "Cash and Carry", puis par la loi Prêt-Bail, les franco-anglais, puis les soviétiques.

Libérant l'Europe de l'Ouest (France, Italie, Benelux, Allemagne de l'Ouest, Autriche) de la domination nazie, ils occupent aussi le Japon, après la capitulation de ce dernier pays, suite à l'explosion des deux bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki, en août 1945.

Evidemment, en libérant l'Europe de l'Ouest, ils vont aussi imposer leur modèle de société, en consacrant la démocratie représentative, l'écomie de marché, et la liberté individuelle.

 

B°) L'URSS domine à l'Est.

 

A l'Est, les soviétiques qui ont pris Berlin en avril-mai 1945, et ont poussé Hitler au suicide, ont libéré les pays d'Europe de l'Est (Pologne, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Roumanie, Hongrie) et ont profité de leur présence dans ces pays, pour y imposer le modèle soviétique, avec un parti unique et une économie planifiée.

 

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C°) De l'entente de Yalta aux frictions de Postdam.

 

#Yalta où comment le rusé Staline roula Roosevelt l'idéaliste !

 

Durant la guerre, les américains et soviétiques ont fait front contre le péril nazi, mettant de côté leur divergence idéologique (économie capitaliste contre économie communiste) pour mieux se concentrer dans leur lutte contre le Reich hitlérien. Le Président Roosevelt,

 

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(Source:Wikipedia)

 

était plutôt philosoviétique (=aimer l'URSS), puisqu'il avait reconnu, officiellement, l'URSS, en 1933, et qu'il avait une bonne image de Staline, surnommé Uncle Joe.

 

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Staline avait même été élu par deux fois, homme de l'année par le magazine Time, en 1939 et en 1942.

Aussi, lors de la Conférence de Yalta, en février 1945, alors que la défaite allemande était imminente, un Roosevelt affaibli et un peu naîf, allait se faire manipuler par le roué Staline, qui allait dessiner des "zones d'influence", se réservant la domination soviétique sur toute l'Europe de l'Est !

 

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(Source:Wikipedia).

 

Staline transgressera tout de suite les accords de Yalta, en mettant des gouvernements pro-soviétiques dans les pays d'Europe de l'Est.

 

# La conférence de Postdam, les américains en position de force.

 

En juillet 1945, une nouvelle conférence entre les grands pays se déroulent dans un quartier de Berlin, à Postdam. Le président Roosevelt est décédé entre temps, emporté par la maladie qui le rongeait, et son vice-président, Harry Truman, assez anti-communiste, l'a remplacé.

 

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Si l'Allemagne nazie vient de capituler, le 8 mai 1945, en Asie, le Japon, à l'agonie, résiste encore, mais les américains s'apprêtent à lancer leurs bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, début août, démontrant leur puissance aux soviétiques. Et en effet, le Japon capitule le 2 septembre 1945 après les explosions atomiques, finissant le second conflit mondial.

 

II.Le plan Marshall: sauver l'Europe de la crise économique et du communisme !

 

A°) Une situation catastrophique sur le Vieux Continent.

 

La seconde guerre mondiale a fait des ravages sur le Vieux Continent. Plusieurs villes allemandes ont été rasées, le nord de la France a été gravement touchée, sans parler de la situation dans les pays de l'Est de l'Europe et en Russie, où les destructions se comptent par milliers.

En France, les tickets de rationnement seront maintenus jusqu'en 1947, tellement la situation alimentaire est préoccupante.

 

B°) La doctrine Truman: lutter contre le communisme.

 

Dès le 5 mars 1946, Winston Churchill, dans un discours à Fulton, avait mis en garde contre l'expansionnisme soviétique.

Un an après, le 12 mars 1947, le président Harry Truman, stigmatisait l'action d'asservissement des pays d'Europe de l'Est par l'URSS, dans un discours devant le Congrès des USA:

 

« Je crois que les États-Unis doivent soutenir les peuples libres qui résistent à des tentatives d'asservissement (…). Je crois que nous devons aider les peuples libres à forger leur destin (...). Je crois que notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier. (…) de maintenir la liberté des États du monde et à les protéger de l'avancée communiste".

 

C°) Les motivations du Plan Marshall.

 

Le Plan Marshall est une suite logique à la doctrine Truman. Il poursuit un triple objectif:


- Eviter à l'Europe la famine et le chaos.

- Relancer l'économie européenne pour écouler les produits américains.

- Eviter la contagion communiste qui s'alimente de la crise. En effet, en Europe de l'Ouest, les partis communistes italien et français connaissant un succès grandissant et, en France, le parti communiste de Maurice Thorez, est le premier du pays.

 

Il consiste donc à aider financièrement les pays européens qui en font la demande et est officiellement exposé par le général George Marshall, lors d'un discours à Harvard, le 5 juin 1947.

Il fut préféré au plan Morgenthau, qui envisageait le démantèlement de l'Allemagne. Mais les souvenirs du Traité de Versailles, en 1919, qui avait obligé l'Allemagne à payer des réparations énormes aux alliés, et qui, indirectement, avait abouti à la montée du nazisme, fit que ce plan fut abandonné au profit du plan Marshall.

 

III L'URSS refuse le plan Marshall et débute la guerre froide.

 

A°) L'URSS refuse le plan Marshall.

 

Le discours du président Truman, devant le Congrès, avait déjà montré l'URSS comme l'adversaire des USA, dès mars 1945. Le plan Marshall, destiné à aider financièrement les pays européens en faisant la demande était donc un défi à l'URSS. Forte de sa prèsence militaire en Europe de l'Est, elle fit donc refuser cette aide financière par les pays qu'elle dominait, comme la Pologne, la Tchécoslovoaquie, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et l'Allemagne de l'Est.

Dans les pays de l'Ouest de l'Europe bénéficiant du Plan,

 

608px-Marshall_Plan.png

(Source: wikipedia)

 

l'URSS fit donner les partis communistes contre l'aide américaine, l'assimilant à une colonisation.

 

Affiche-PCF-contre-plan-Marshall-1947.jpg

 

B°) Les débuts de la guerre froide.

 

Le discours de Fulton, en mars 1946, suivi, un an après, par la doctrine Truman, avaient clairement désigné l'ennemi commun pour les puissances occidentales : l'URSS. Cette dernière réagit avec la doctrine Jdanov, qui divisait le monde en deux forces antagonistes, le camp anti-impérialiste et démocratique, dirigé par l'URSS et le camp impérialiste et anti-démocratique, qui s'incarnait dans les USA.

Les deux blocs vont alors constituer des alliances militaires respectives, l'OTAN, sous domination américaine, en 1949, réunissant les pays d'Europe de l'Ouest, le pacte de Varsovie, en 1955, fédérant sous le primat de l'URSS, les armées des pays d'Europe de l'Est.

 

C°) Le blocus de Berlin, première crise de la guerre froide.

 

Berlin, l'ancienne capitale du Reich, est divisée en 4 zones d'occupation: une pour les américains, les anglais, et les français, une autre pour les russes. En 1948, suite aux tensions américano-soviétiques à propos du plan Marshall, Staline décide de faire le blocus des zones américaines, anglaises et françaises. Un pont aérien ravitaillera alors Berlin-Ouest, pendant plusieurs mois, faisant échouer l'action soviétique. Ce blocus, accélèrera l'antagonisme entre américains et soviétiques et débouchera sur la partition de l'Allemagne en 2 Etats, en 1949, la République Fédérale d'Allemagne (RFA), sous influence américaine, et la République Démocratique Allemande (RDA), sous occupation soviétique.

 

Un QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

 

 

Par Tietie007 - Publié dans : TERMINALE HISTOIRE Géo. - Communauté : Passion Histoire
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:10

I. Une décolonisation inévitable.

 

1°) Le choc des guerres mondiales.

 

Durant les deux guerres mondiales, les soldats indigènes, des colonies, se sont battus sur le front européen, contre les allemands, et ont donc revendiqué une reconnaissance nouvelle. De plus, la défaite de la France, en 1940, et les défaites anglaises dans le Pacifique, en 1941, ont profondément fragilisé les puissances coloniales. La Conférence de Brazzaville, en 1944, va acter la nouvelle donne coloniale, en abolissant le code de l'indigénat et en se prononçant pour une politique d'assimilation.

 

2°) Les bolcheviques contre le colonialisme.


De plus, la révolution bolchevique d'octobre 1917, menée par Lénine,

 

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assimila le colonialisme à l'impérialisme, et développa, lors du Congrès de Bakou, en 1920, une idéologie anticoloniale favorisant les mouvements indépendantistes locaux.

 

3°) L'action de Messali Hadj, dans l'entre-deux-guerres.


En Algérie, Messali Hadj fonde l'Etoile Nord Africaine, en 1926, d'obédience communiste, ce mouvement veut populariser au sein des immigrés algériens travaillant en France, l'idée d'indépendance nationale. Messali Hadj fondera le Parti du Peuple Algérien, ouvertement indépendantiste, en 1937, il sera un des pionniers de l'idée d'indépendance algérienne.

Mais le gouvernement français n'est pas encore prêt à faire évoluer le statut des colonies, puisque même le modeste projet Blum-Violette en 1936, prévoyant de donner la nationalité française à une minorité d'algériens, fut rejetté par les pieds-noirs.

 

4°) L'action de Gandhi en faveur de l'indépendance de l'Inde.

 

Lors de la première guerre mondiale, Gandhi, alors jeune avocat,

 

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demande aux indiens de s'engager aux côtés des britanniques, espérant que cet engagement sera payé en retour. Mais après la guerre, les autorités britanniques ne bougent pas, et le massacre d'Amritsar, en 1919, où des centaines de civils indiens seront passés par les armes, va décider Gandhi, à la tête du Parti du Congrès, en 1921, d'oeuvre pour l'indépendance de l'Inde.

 

 

II. L'indépendance de l'Algérie.

 

L'Algérie avait été colonisée en 1830, sous Charles X, qui comptait régler les problèmes internes en mettant la main sur le trésor du Dey d'Alger.

 

1°) Le 8 mai 1945, fin de la guerre en Europe et Massacre de Sétif.

 

Alors que l'Allemagne nazie s'avouait vaincue, ce 8 mai 1945, les troupes françaises, le même jour, commençaient à réprimer violemment une manifestation d'algériens, fêtant la fin de la guerre et pour mettre en avant des revendications nationalistes, à Sétif. La répression menée par l'armée fit des milliers de morts, et creusa définitvement le fossé entre nationalistes algériens et Etat français.

 

2°) La guerre d'Algérie: 1954-1962.

 

Le 1er novembre 1954 ,des civils européens et musulmans sont assassinés en Algérie par des miltants du Front de Libération Nationale, parti nationaliste algérien revendiquant l'indépendance du pays et le départ du colonisateur français.

Le mouvement est soutenu par le président de l'Egypte, Nasser, lui-même aidé par les soviétiques.

 

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(source wikipedia: Nasser avec Nikita Khrouchtchev)

 

Le conflit qui s'apparente à une guerre civile s'embourbe, et provoquera la chute de la IVeme République, en 1958, devant la situation explosive en Algérie, où les pieds-noirs, les un million et demi de français vivant là-bas, craignent l'abandon de l'Algérie par la France. Le général de Gaulle revient au pouvoir, fondant la Veme République, et rassure les français d'Algérie avec son fameux "Je vous ai compris" !

 

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De Gaulle à Alger, en 1958 (Source: L'Express)

 

Mais De Gaulle pressant que cette guerre ne pourra être gagnée, politiquement parlant. Car si les parachutistes du général Massu gagne la bataille d'Alger avec des méthodes expéditives, dont la torture,

 

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la France perd son honneur, en Algérie, et la population française ne veut plus que ses fils aillent combattre sur l'autre rive de la Méditerranée ! Les pressions internationales se font de plus en plus fortes, et en 1960, l'ONU reconnaît le droit, pour l'Algérie, à l'autodétermination.

Devant l'inéluctable, l'OAS, Organisation Armée Secrète, est créée en 1961, par des français d'Algérie refusant l'indépendance du pays sous la houlette du FLN, et mène une politique de terreur avec des attentats à la bombe et des assassinats. Les chefs militaires français d'Algérie, refusant la politique d'abandon de De Gaulle font un coup d'état en avril 1961 et menacent la Veme République, mais leur action sera un échec !

 

 

 

 

 

3°) Les accords d'Evian et l'indépendance de l'Algérie.

 

De Gaulle, après le succès du référendum sur l'autodétermination de l'Algérie, en1959, veut sortir du bourbier algérien, sans issue. Le conflit coûte cher en moyens militaires et est devenu impopulaire en France. Beaucoup d'intellectuels, dans le Manifeste des 121, dès 1960, condamnent la politique française en Algérie.

Aussi, les pouparlers pour une paix commencent, à Evian, avec les délégués du Front de Libération Nationale algérien, et aboutiront, le 18 mars 1962, à un cessez-le-feu immédiat, clôturent 8 ans de conflit qui aura fait entre de 250 000 à 400 000 morts chez les algériens et 28 000 chez les français.

 

 

 

 

 


Le 5 juillet 1962, l'Algérie devient indépendante. Cette indépendance se traduira par le départ de la minorité française d'Algérie, 1,5 millions de pieds-noirs, obligés de partir pour éviter la mort, selon le slogan: "La valise ou le cercueil" ! Ahmed Ben Bella deviendra le premier président de l'Algérie indépendante, en 1963, renversé par un coup d'état, en 1965.

De même, 30 à 90 000 harkis, arabes qui avaient combattu du côté des forces françaises, seront massacrés par les combattants du FLN, considérés comme des traîtres et des collaborateurs.

Pendant très longtemps, les autorités françaises ont nié le fait même qu'il y ait eu une guerre en Algérie, puisque le terme de "guerre", n'a été reconnue qu'en 1999.

 

III.L'indépendance de l'Inde.

 

L'Inde avait été colonisée par les européens dès le XVIeme siècle, mais, progressivement, les britanniques avaient pris le dessus. Lors de la révolte des Cipayes, en 1857, soulèvement indigène contre le colonisateur britannique, les Indes furent soumises, directement, à la cournonne britannique.

 

1°) Les troupes indiennes lors de la seconde guerre mondiale.

 

Gandhi, leader du Parti du Congrès, oeuvrant pour l'indépendance de l'Inde, autorisa les indiens à combattre aux côtés des britanniques contre les allemands et les japonais, durant la seconde guerre mondiale. Malgré tout, profitant de la guerre, le Parti du Congrès adopta une résolution, en 1942, nommé Quit India, demandant l'indépendance de l'Inde. Gandhi prônait la désobéissance civile pour forcer les britanniques à céder à ses revendications.

 

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(source: wikipedia)

 

Emprisonné deux ans, Gandhi sera libéré en 1944.

 

2°) L'indépendance de l'Inde et du Pakistan.

 

Affaiblis par 6 ans de guerre, les britanniques, exsangues, sont prêts à accorder l'indépendance à l'Inde. Lord Mountbatten est envoyé là-bas pour la préparer, en gérant les heurts inter-communautaires entre hindous et musulmans. Les musulmans, représentés par Mohammed Ali Jinnah, leader de la Ligue Musulmane, veut la partition de l'Inde en deux entités propres, l'une musulmane, l'autre hindoue. Gandhi, opposé, à l'origine, à cette partition, donnera son accord pour éviter une guerre civile.

Le 15 août 1947, l'Inde et le Pakistan accèdent à l'indépendance sur un fond de violence inter-communautaire, qui oppose hindous et musulmans.

 

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(source: wikipedia)

 

 

Gandhi, adepte de la non-violence, veut rétablir le dialogue entre les deux communautés et faire cesser la violence. Mais le 30 janvier 1948, un extrêmiste hindou, Nathuram Godse, assassine Gandhi, alors que ce dernier avait entamé un jeûne illimité pour protéger la vie, les biens et la religion des musulmans.

Nehru le remplaça à la tête de l'Union Idienne,

 

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et le nouvel homme fort de l'Inde sera, avec Nasser, l'initiateur du mouvement des "non-alignés", opposé au colonialisme, qui sera consacré lors de la Conférence de Bandung, en 1955, appuyant le mouvement indépendantiste algérien.

 

3°) Tensions entre Inde et Pakistan.

 

Depuis 1947, les tensions entre l'Inde hindouiste et le Pakistan, musulman, continuent, notamment à propos du Cachemire, région indienne à majorité musulmane que revendique le Pakistan.

 


Par Tietie007 - Publié dans : TERMINALE HISTOIRE Géo. - Communauté : Passion Histoire
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 12:37

 

 

Histoire de l'Afghanistan:

 

A l'ombre des taliban, d'Ahmed RashidAutrement, 2001.

 

Un ouvrage d'un journaliste pakistanais qui analyse la montée en puissance des talibs et revient sur quelques légendes urbaines courantes en Occident. Bon historique de la généalogie du projet de gazoduc transafghan.

 

 

 

Le carrefour afghan de Bernard Dupaigne et Gilles Rossignol, Poche, 2002.

 

Livre très complet et fort intéressant sur l'histoire de l'Afghanistan, la société afghane et la complexe guerre soviéto-afghane.

 

 

Réseaux islamiques: la connexion afghano-pakistanaise, de Mariam Abou-Zahab et Olivier Roy, Autrement, 2002.

 

Une plongée dans la galaxie des mouvements islamistes avant tout téléguidés par les pakistanais, qui sont surtout focalisés par le problème du Cachemire !

 

 

 

Histoire de France :

 

Introduction à l'histoire de notre temps, tome 1, L'Ancien Régime et la Révolution (1750-1815),  de René Rémond, Poche 1974. 

 

 

 

 


Introduction à l'histoire de notre temps, tome 2, Le XIXeme siècle (1815-1914),  de René Rémond, Poche 1974.

 

 

 

 

 

Introduction à l'histoire de notre temps, tome 3, Le XXeme siècle de 1914 à nos jours,  de René Rémond, Poche 1974.

 

 

 

 

 

 

Ces trois ouvrages, synthétiques, abordent les grands événements des deux siècles derniers sous un angle généraliste, faisant la part belle à l'histoire des idées politiques et insistant sur les liens entre développement économique et groupes sociaux. Incontournable pour ceux qui veulent passer le concours de sciences politiques. J'ai une préférence pour le tome 2.

 

Histoire des Etats-Unis d'Amérique.

 

Les Etats-Unis et le monde, de 1898 à nos jours, de Yves-Henri Nouailhat, Armand Colin, 2003.

 

 Une remarquable analyse de la politique étrangère des USA, au 20eme siècle, par un spécialiste des USA, qui remet en cause quelques clichés solidement enracinés dans l'inconscient collectif français, plutôt antiaméricain !

 

 

 

 

La guerre de Sécession (1861-1865), de James McPherson.

 

Une somme sur cette guerre peu connue, par les français, et qui fut un des premiers conflits modernes, avec l'utilisation massive du train, le premier cuirassé et le premier sous-marin.

 

 

 

 

 

 

 Franklin Delano Roosevelt, d'André Kaspi, Fayard, 1988.

 

Un spécialiste des USA nous livre la vie d'un quadruple président des Etats-Unis, qui fit de son pays, l'arsenal des démocraties.

 

 

 

 

Le mythe de la bonne guerre de Jacques Pauwels, Aden, 2012, 2eme édition.

 

Une approche hétérodoxe du second conflit mondial, centrée sur le rôle malfaisant des USA. Plus un pamphlet anti-américain qu'un ouvrage historique, mais l'auteur, dans sa préface, à l'honnêteté d'avouer que son ouvrage sera partisan. A lire, malgré tout, pour une vision alternative.

 

 

 

 

 

 

Histoire de la Russie et de l'URSS :

 

  Les Blancs et les rouges, Histoire de la guerre civile russe, 1917-1921 de Dominique Venner, éditions du Rocher, 2010.

 

On aurait pu croire que Dominique Venner, historien dans la veine nationaliste, ait une vision partiale de la guerre civile russe, magnifiant les actions des blancs et diabolisant les rouges. Or, il n'en est rien, puisque son livre parle indifféremment des deux terreurs, rouges et blanches, qui ont frappé la Russie. Par contre, son livre s'attache souvent à décrire les personnalités qui ont marqué ce conflit très méconnu, notamment du côté des Blancs, comme le "Baron fou", von Ungern-Sternberg ou le cruel ataman Semenov. Evidemment, Venner se prend d'admiration pour le tragique destin de l'amiral Koltchak, chef des forces blanches en Sibérie, lâché par les alliés et livré par les tchèques au soviet d'Irkoutsk.

 

 

 

 

 

 

  Lenine, d'Hélène Carrère d'Encausse, Fayard, 1998.

 

 Un ouvrage de la spécialiste française de l'URSS, qui s'appuie sur les seuls écrits de Lenine. Un livre passionnant, impartial, qui nous aide à comprendre la ligne directrice du père de la révolution d'Octobre. Incontournable !

 

 

 

Lenine de Jean-Jacques Marie, Balland, 2004.

 

 

Historien marxiste, Jean-Jacques Marie nous fait une biographie un peu partiale, du père de la révolution d'octobre, notamment il parle peu du Xeme Congrès du PCUS, de mars 1921, qui fut crucial pour l'évolution du parti et se tait sur des événements comme la révolte de Cronstadt. Le style est un peu confus et je préfère, de loin, la biographie de Carrère d'Encausse, beaucoup exhaustive et précise. Mais il est utile de comparer deux visions sur le même homme.

 

 

 

 

 

La lutte des classes en URSS, 1917-1923, de Charles Bettelheim, Maspero, 1974.

 

Historien marxiste mondialement connu, Charles Bettelheim nous livre une analyse magistrale de la révolution russe, du point de vue des bolcheviks. Les aspects de la guerre civile ne sont pas beaucoup abordés, mais l'auteur nous livre les ressorts de la dynamique léniniste et de ses limites.

 

 

Naissance et effondrement du régime communiste en Russie, de Marc Ferro, Livres de Poche, 1997.

 

Un livre synthétique, concis, qui explique bien les mécanismes de bureaucratisation du système soviétique de son origine.

 

 

 

 

 

 


 

Nicolas II, d'Hélène Carrère d'Encausse.

 

 Le dernier tsar de la dynastie des Romanov, qui ne sut pas évaluer la colère sourde de son peuple et qui fut emporté en 3 jours ! L'uniforme de tsar de toutes les Russie était bien trop grand pour ce Nicolas là, qui fut un monarque plutôt bourgeois, dans sa vie familiale, trop attaché à la forme autocratique de son pouvoir.

 

 

 

 

La Révolution russe, tragédie d'un peuple, 1917-1924, d'Orlando Figes, Denoël, 2007.

 

 

Une somme monumentale (plus de 1000 pages) sur la révolution russe, mêlant la grande et la petite histoire, comme le destin tragique de Fedor Linde, héros de la révolution de février, tué sur le front, par des déserteurs, évoquant les dimensions politiques, économiques, sociales, guerrières de cette révolution, dans une prose agréable et facile à lire. Un livre incontournable pour ceux qui veulent comprendre les révolutions russes.

 

 

 

 

Staline, de Jean-Jacques Marie, Fayard, 2003.

 

Marie, historien trotskyste, nous narre la prise de pouvoir et la paranoïa stalinienne, qui se traduira par un exercice personnel du pouvoir et une dérive meurtrière.

 

 

 

 

Staline, la cour du tsar rouge, 1871-1941, tome 1, de Simon Sebag Montefiore.

 

Une plongée stupéfiante dans les moeurs impitoyables de Staline et de son entourage. Le Tome 2 couvre la période de 1941 à 1953.

 

 

 

 

 

 La Terreur et le désarroi, Staline et son système, de Nicolas Werth, Tempus, 2007.

 

 

Une plongée systématique dans la logique de l'univers stalinien selon les dernières archives exhumés à Moscou. Le regard froid et clinique d'un historien sur un système totalitaire.

 

Par Tietie007 - Publié dans : LIVRES - Communauté : Passion Histoire
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 17:36

1°) L'Europe en guerre.

 

a°) Les guerres européennes.

 

Jusqu'en 1945, année de la fin de la 2nde guerre mondiale sur le continent européen, l'Europe était le lieu de guerres récurrentes qui embrasaient régulièrement le continent. Sans remonter très loin, les guerres révolutionnaires et napoléoniennes ont duré de 1792 à 1815, puis, le 19eme siècle connaîtra la guerre franco-prussienne de 1870 et les débuts du XXeme seront terribles, puisque deux guerres mondiales enflammeront  l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural, faisant des dizaines de millions de morts ! Les haines entre français et allemands étaient donc tenaces !

 

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(Source: dessin de Georges Dorival, 1917)

 

b°) Les premières tentatives de sécurité collective.

 

Après la Première Guerre Mondiale, sous l'impulsion du président des Etats-Unis d'Amérique, Woodrow Wilson, la Société Des Nations ou SDN sera créée, en 1919, pour régler les conflits entre les pays de manière pacifique. Des hommes politiques français comme les radicaux Edouard Herriot ou Aristide Briand évoquent la création d'une institution européenne. Aristide Briand,voulut même mettre la guerre "hors-la-loi" avec le secrétaire d'Etat Kellogg. Mais les projets de Briand furent emportés par la crise de 1929 et la montée en puissance d'Adolf Hitler, qui devint Chancelier d'Allemagne en janvier 1933, réduisant à néant les horizons d'entente européenne.

 

2°) L'Europe divisée.

 

a°) L'Europe coupée en 2.

 

En 1947, un "rideau de fer", d'après l'expression de Winston Churchill tombait sur l'Europe, séparant l'Ouest, sous domination américaine, de l'Est, sous domination soviétique.

 

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Il n'en reste pas moins que l'effet de bloc va jouer en faveur d'un rapprochement des états européens de l'Ouest. 

 

b°) Robert Schuman et la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA).

 

Robert Schuman fut l'iniateur du premier rapprochement de l'après guerre,

 

schuman-robert-ceca.jpg

 

puisqu'il réunit la République Fédérale d'Allemagne (RFA), la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Italie dans un projet commun pour contrôler la production du Charbon et de l'Acier. Créée en 1952, la CECA est l'ancêtre de la CEE qui sera créée 5 ans plus tard.

 

3°) L'Europe réconcilée.

 

a°) La création de la CEE.

 

Si un projet d'armée européenne échoue en 1954, rejeté par les communistes et les gaullistes, en 1957, les 6 signataires de la CECA se retrouve à Rome pour fonder la Communauté Economique Européenne ou CEE.

 

b°) L'Union Européenne.

 

Elargie par l'arrivée de nouveaux pays européens, la CEE devient Union Européenne après l'acceptation du Traité de Maastricht, en 1993.

 

En 2001, 17 états membres de l'Union Européenne décident de rentrer dans la zone Euro, nouvelle monnaie unique.

 

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La marche vers un fédéralisme européen continue, avec des Etats qui délèguent certains de leurs pouvoirs aux institutions européennes supranationales. (Commission et Parlement européen).

 

c°) L'Europe en danger ?

 

La dernière crise grecque a souligné la difficulté des européens à être unie. L'Union Européenne qui est composée aujourd'hui de 27 membres,

 

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est minée par les logiques nationales qui permet à un état membre de bloquer une initiative européenne, par le biais de son droit de veto. L'Union Européenne est donc souvent paralysée.

La crise économique mondiale a aussi discréditée les élites et l'euroscepticisme gagne du terrain, il s'est traduit, en 2005, par le rejet du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, ou TCE par les français.

Dans tous les pays européens, des partis demandent la sortie de la zone Euro voir de l'Union Européenne, notamment des partis d'extrême-droite comme le Front National, en France.

 

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L'Union Européenne est donc aujourd'hui à la croisée des chemins et doit se choisir un nouveau projet pour relancer la construction européenne.

 

Vérifier vos connaissance en répondant à ce QUIZZ.

 

 

 

 

 


Par Tietie007 - Publié dans : TERMINALE HISTOIRE Géo. - Communauté : Passion Histoire
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