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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 14:46

Problématique: En quoi l'autre est-il semblable et différent ?

 

I. Identités.

 

1°) Nous faisons partie de l'espèce humaine.

 

Et à ce titre, génétiquement parlant, nous sommes identiques. La Nature humaine (= code génétique) est la même en Afrique, en Amérique, en Asie ou en Europe et un pygmée est aussi homme qu'un citadin parisien.

 

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2°) Les races humaines existent-elles ?

 

C'est surtout au 19eme siècle que certains auteurs ont analysé les différentes races humaines, comme le baron Arthur de Gobineau qui distinguera 3 races : la blanche, la jaune, la noire et sera à l'origine du mythe de la race aryenne, qui inspirera Hitler, dans son Essai sur l'inégalité des races humaines.

Aujourd'hui, malgré les polémiques (=les désaccords) qui peuvent exister selon les pays, les biologistes tendent à rejeter le concept de "race", qui n'est pas valide pour étudier les populations.

 

3°) Les hommes naissent libres et égaux en droit.

 

 

droits-de-l-homme.jpg

 

Si la nature humaine est identique sur les 5 continents, la révolution française a consacré une égalité de droit, entre tous les hommes, avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, en août 1789, qui déclarent que les hommes naissent libres et égaux en droit. Cette déclaration est le résultat d'une longue évolution qui a culminé avec les philosophes des Lumières, comme Rousseau, Voltaire, Diderot qui voulaient combattre l'obscurantisme religieux par l'exercice de la raison.

Cette égalité des droits humains a été renforcée par la déclaration universelle des droits de l'homme, par l'Assemblée Générale des Nations Unies, en 1948.

Liberté de conscience, liberté de parole, liberté religieuse, liberté de déplacement, etc ...sont les droits inaliénables (= qu'on ne peut pas enlever) de tout individu.

 

4°) La standardisation des modes de vie.

 

La mondialisation des goûts  a généré un mode de vie uniforme, dans les capitales du monde et un jeune parisien écoutera, regardera la même chose qu'un jeune californien, ils jouueront au même jeu vidéo, s'habilleront de la même façon et mangeront un hamburger ou un kebab que l'on trouvera dans toutes les grandes villes du monde.

Nous assistons donc à l'émergence (=apparition) d'une culture mondiale forgée par les industries culturelles, le cinéma, la musique, le jeu vidéo, internet, qui uniformise les manières de vivre, qui impose l'anglais comme langage international, au détriment des autres idiomes.

 

5°) Des nations au nationalismes.

 

Les nations sont le produit d'un long processus historique. Le visage de la France a mis des siècles à ressembler à l'hexagone. La langue française a d'ailleurs été imposée par l'état central qui a éliminé les dialectes locaux, comme le breton, le provençal ou le corse, au 19eme siècle et au début du 20eme pour forger l'identité française sur les cendres des cultures régionales.

 

france-langues.gif

 

Les jeunes nations comme l'italienne et l'allemande, qui sont apparues au 19eme siècle,  ont connu des mouvements nationalistes très virulents qui se sont incarnés dans le fascisme et le nazisme, idéologies belliqueuses (=guerrières) qui ont rejeté les autres nations.

Aujourd'hui, avec le projet européen, les nations européennes qui se sont tant entretuées pendant deux guerres mondiales, se sont réconciliées sur l'autel de l'union européenne. Mais le chemin sera encore long pour arriver à une nation européenne et les tentations nationalistes, porteuses de xénophobie (=peur des étrangers) et d'esprit guerrier menacent une Europe qui connaît une crise économique sans précédent.

 

6°) L'histoire, lien entre le passé et le futur.

 

Pour forger le sentiment national, les états ont mis l'enseignement de l'histoire nationale comme une priorité pédagogique. L'objectif était de rendre les futurs citoyens français fiers de leur pays et justifier les politiques du passé. L'histoire, ici, était plus proche de la propagande et du bourrage de crâne, que de l'analyse objective (=s'en tenant aux faits), comme le démontrait bien  Marc Ferro, dans Comment on raconte l'histoire aux enfants, où l'historien montrait bien l'instrumentalisation (= manipulation) de l'histoire à des fins idéologiques (= politiques).

Aujourd'hui, le rôle de l'enseignement de l'histoire a changé. L'enseignement historique s'est ouvert à d'autres civilisations, comme l'arabo-musulmane ou l'amérindienne, et les nouveaux programmes ne taisent plus les tâches noires de notre passé, comme, notamment la réalité de la guerre d'Algérie, niée pendant longtemps par l'Etat français.

La fonction de l'histoire n'est donc plus d'exacerber (= de renforcer) le sentiment national, mais d'analyser les faits du passé pour mieux comprendre le présent et ne pas répéter les mêmes erreurs, à l'avenir.

L'histoire est aujourd'hui ouverte sur le monde et non plus fermée sur l'identité nationale.


II Diversités.

 

1°) La diversité des cultures.

 

Si la nature humaine est identique sur les cinq continents, les différences culturelles, elles, sont nombreuses. Langues, gastronomie, manière de s'habiller, architecture, musique, les différences culturelles varient à l'infini, d'une région à l'autre.

Certes, la mondialisation des goûts a uniformisé les modes de vie, surtout dans les grandes villes, où on peut retrouver les cuisines du monde à tous les coins du rue, du Kebab au Sushi en passant par le couscous et le "sandwich à la française". Beaucoup de citoyens du monde s'habillent de manière identique, avec des marques mondialement connues, mais il n'en reste pas moins qu'il existe une palette de diversité culturelle importante, qui s'incarne dans les différentes langues parlées, entre 6 et 7000 idiomes différents ou dans les saveurs multiples des cuisines du monde.

 

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2°) Le retour des régionalismes et des terroirs.

 

Alors que l'état français, de tradition jacobine (=relatif aux jacobins, qui étaient des révolutionnaires favorables à la centralisation étatique contre les "girondins", qui eux étaient favorables au pouvoir des régions. On retrouve aujourd'hui la même opposition entre partisan d'un Etat central fort et ceux qui soutiennent les régions.) avait eu tendance à écraser les régionalismes pour forger la nation française, nous assistons, depuis quelques décénnies, à un retour des régions sur le devant de la scène.

Nous avons d'abord la loi sur la décentralisation du socialiste et maire de Marseille, Gaston Deferre, en 1982, qui créera les régions, comme des entités politiques à part entière.

Sous l'action de groupes régionalistes, pacifiste, comme le Félibrige en Provence ou plus belliqueux comme le FLNC en Corse, les revendications à enseigner les idiomes locaux au sein de l'éducation nationale ont été pris en compte par l'état central.

 

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Des écrivains comme Frédéric Mistal, Marcel Pagnol en Provence, ou Pierre Jakez-Helias, en Bretagne, ont fait revivre les cultures régionales enfouies trop longtemps. Aujourd'hui, les polyphonies corses du groupe I Muvrini ou le dernier succès de l'album de chansons celtiques de Nolwen Leroy illustrent bien la rédécouverte de tout un patrimoine culturel souvent oublié.

 

 

Le succès de l'appelation "terroir", en gastronomie, symbolise aussi ce besoin d'authenticité chez les consommateurs, lassés des aliments sans saveur.

3°) Des communautés au communautarisme.

En France, la politique de l'état envers les étrangers vivant dans notre pays s'appuyait sur le principe de l'assimilation de ces populations étrangères à la société et à la culture française. De nombreuses communautés venant de l'extérieur se sont donc très bien intégrées. A l'inverse, les pays anglo-saxons ne demandent pas aux étrangers d'accepter la culture du pays d'accueil, ce qui se traduit, à Londres ou à New-York, par des quartiers ethniques comme le Londonistan dans la capitale britannique, où se rassemblent les populations d'Asie du Sud ou Chinatown, quartier de la communauté chinoise, très répandu dans les villes américaines.
Mais en tant de crise, l'intégration, qui passe toujours par le travail, se fait plus difficile, et certaines communautés ont tendance à se replier sur une identité parfois fantasmée. Mal acceptés par les populations autochtones (=locales), certaines communautés peuvent dériver vers un communautarisme qui consiste à se replier dans un quartier ethnique, en gardant des coutumes et des traditions peu en phase avec le pays d'accueil.
Le cas du port de la Burqa, vêtement considéré comme discriminatoire et attentant à la sécurité publique a agité le landerneau hexagonal, en illustrant que les valeurs républicaines françaises, comme l'égalité homme-femme, n'étaient pas toujours acceptées par des populations étrangères.

 

 

 

4°) L'enfer, c'est les autres ?

 

Tel était le cri de philosophe existentialiste, Jean-Paul Sartre, mettant l'accent sur la difficulté du rapport à l'autre, au sein de la société. Pour Sartre, les individus sont déterminés par les us et coutumes (= tradition) de leur classe sociale, emprisonnés dans un tissu de préjugés qui les empêche d'être libres. Tout individu qui essaie de sortir de ce déterminisme social est souvent condamné par la société. Le marginal, le non-conformiste, l'artiste, le poète, sont souvent mis à l'écart du groupe, car ils exercent pleinement une liberté que les autres ont mise en berne, pour se réfugier dans la douce monotonie du formatage social. 

C'est la variation baudelairienne sur L'Albatros, magnifique dans les cieux de l'imaginaire et si vil, parmi les hommes, qui l'agonissent de quolibets !  Baudelaire file la métaphore sur la solitude et le malheur du poète dans la société des hommes, qui rejette ce qui est différent et non conforme au "socialement correct".

 

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5°) La diversité, une chance ?

 

La biologie moderne a démontré que la consanguinité dans la reproduction sexuée, entre deux individus apparentés, est porteuse de dégénérescence, ce qui met à mal la théorie raciste de la supériorité d'une "race pure", qui consisterait à éliminer les apports extérieurs pour une population donnée. La logique folle de la "race pure", défendue par les nazis, aurait abouti à l'extinction de la race aryenne et non pas à son renforcement.

La diversité culturelle est aussi une chance, si elle s'intègre dans un cadre politique bien définie, car l'autre est toujours porteur de connaissances nouvelles, bénéfiques pour l'esprit, et la confrontation avec d'autres cultures, le voyage, permet de développer une tolérance porteuse de paix. Montaigne, dans ses Essais, avait déjà disserté sur les bienfaits de l'art du voyage, véritable école de la vie.

Les grandes capitales mondiales, lieux privilégiés pour la création de richesse s, sont toutes très cosmopolites (=mélange de population), ce qui prouve bien que le mélange est fécond.

L'ouverture à l'autre, en maîtrisant des langues étrangères, est aussi très enrichissant, car il donne souvent un autre point de vue sur les choses de la vie. Beaucoup de grands scientifiques qui auront marqué leur époque, je pense à Albert Einstein, étaient des polyglottes avérés (= parler plusieurs langues) qui connaissaient le vaste monde.

 

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Par Tietie007 - Publié dans : TERMINALE FRANCAIS - Communauté : Passion Histoire
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 14:05

Pour approfondir le sujet, voici une bibliographie sommaire.

 

I. Les victoires militaires de l'Axe.

 

1°) La drôle de guerre.

 

a°) La posture défensive des alliés.

 

Depuis le début du conflit mondial, le 1er septembre 1939, après l'anéantissement de la Pologne par les armées allemandes et soviétiques, le front est resté calme, à l'Ouest. Les deux armées, alliées et teutonnes se regardent en chien de faïence.

Les français, sous le commandement de Gamelin, n'ont pas une armée faite pour l'attaque, puisque une stratégie défensive, symbolisée par la Ligne Maginot, est en place depuis 1918, théorisée par le Maréchal Pétain.

Les anglais, eux, n'ont pas encore une armée de terre digne de ce nom, puisque La British Expeditionary Force (BEF), commandé par Lord Gort,  ne concentre que 10 divisions et une Brigade Blindée, ce qui en  fait juste une force d'appoint.

 

b°) Hitler ronge son frein !

 

La problématique du côté allemand est un peu différente. Le Führer avait tancé ses généraux pour attaquer au plus vite à l'Ouest, sachant pertinemment, que le temps jouait contre lui. Mais un hiver rigoureux et surtout la capture, par les alliés, du Plan Jaune, à Mechelen, le 10 janvier 1940, reporta l'attaque à l'Ouest au printemps 40, à la grande fureur du Führer !

 

c°) La tentative de médiation des américains.

 

Devant cette neutralisation apparente des deux ennemis, le n°2 du département d'état, Sumner Welles, est envoyé, en février-mars 1940, par le président Roosevelt, en Europe, pour trouver une médiation entre les belligérants. Mais sa mission est un échec, car aucun des pays en guerre n'est prêt à s'asseoir à une table de négociation. Les anglais, notamment, pensent qu'il est impossible, désormais, de négocier avec les nazis.

 

2°) Victoires allemandes.

 

a°) Les regards se tournent vers la Scandinavie.

 

En novembre 1939, l'URSS attaqua la petite Finlande, qui, courageusement, résista aux ardeurs guerrières soviétiques. Les franco-anglais, qui disposaient d'une supériorité maritime, planifièrent alors d'envoyer des troupes pour aider les courageux finlandais. De plus, les alliés pensaient déjà profiter de cette opération dans le Nord de l'Europe pour couper la route du fer, qui, des mines de Gällivare en Suède, jusqu'à l'Allemagne, étaient vitales pour l'effort de guerre allemand.

 

b°) Opération Weserübung, l'invasion de la Norvège.

 

La perspective de voir les alliés prendre pied en Scandinavie et menacer le ravitaillement en fer de l'Allemagne fait réagir Hitler qui lance l'Opération Weserübung, le 9 avril 1940. Alors que des troupes envahissent le Danemark, pour contrôler les détroits dans la Baltique, les parchutistes allemands sautent sur Oslo, bientôt rejoint par une flotte allemande d'invasion, qui perdra malgré tout le croiseur lourd Blücher.

Alliés et allemands vont alors férocement battre pour contrôler la ville de Narvik, dans le nord de la Norvège.

 

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c°) La Bataille de France, les 10 jours qui ébranlèrent le monde !

 


# Manstein, le concepteur du plan allemand.

 

Le premier plan Jaune, tombé aux mains des alliés en janvier 1940, reprenait les directives du plan Schlieffen, de 1914, d'une attaque par la Belgique. Obligé de changer son fusil d'épaule, Hitler fut sensible aux idées du général von Manstein,

 

von-manstein.jpg

(source: wikipedia)


qui eut l'idée de concenter les divisions blindées allemandes pour attaquer dans les Ardennes, massif réputé infranchissable par les militaires français, et donc non protégé par la Ligne Maginot.

 

# La percée des Ardennes, les français tombent dans le piège.

 

Le généralissime Gamelin, chef des armées françaises, est persuadé que les allemands vont passer par la Belgique, comme en 1914 et a concentré ses meilleures unités mobiles sur la frontière belge, prêtes à contrer l'offensive allemande.

Dans les Ardennes, les troupes françaises sont de seconde catégorie. Le 10 mai 1940, alors que les services de renseignements français n'ont pas détecté la concentration des 7 divisions blindées allemandes face à Sedan, qui seront le fer de lance de l'offensive teutonne, le PanzerGruppe von Kleist, premier groupe blindé de l'histoire militaire, attaque en traversant le massif ardennais, loin d'être infranchissable ! Après 4 jours de combat, les allemands ont percé la ligne de front française, à Sedan, débouchant sur les arrières des armées françaises. Gamelin n'ayant pas prévu de réserve en cas de coup dur, ne peut pas réagir.

 

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(Source: wikipedia)

 

Les 7 divisions blindées allemandes se ruent alors dans la brèche, prenant à revers la ligne Maginot et remontant vers la mer du Nord, pour encercler les divisions alliées qui s'étaient imprudemment avancées en Belgique dans le cadre de l'opération Dyle-Breda.

 

# La Belgique et les Pays-Bas tombent.

 

 

Alors que les divisions blindées de von Kleist s'affairent dans les Ardennes, le Groupe d'Armées B, de Fedor von Bock, attaquent simultanément la Belgique et les Pays-Bas, pour faire croire à une redite du Plan Schlieffen de 1914.

Une opération commando allemande, avec l'intervention des parachutistes, fait tomber le fort d'Eben-Emael, réputé imprenable.

Au Pays-Bas, la 18e armée de von Kuchler disposant de 4 division d'infanterie, de la 9e PanzerDivision, d'une division de Cavalerie (la seule de l'armée allemande), et de régiments de la Waffen SS (Der Führer, Germania et LAH) devait investir le pays. La 7e Fliegerdivision, unité de parachutistes, commandée par Kurt Student, et la 22e infanterie aérotransportée, dirigée par von Sponeck, investissent les aéroports de  La Haye et Rotterdam. Mais devant la résistance hollandaise, Rotterdam fut bombardée par la Luftwaffe (= armée aérienne allemande), le 14 mai 1940, premier bombardement de terreur de la seconde guerre mondiale. Les Pays-Bas capitulèrent le 15 mai, l'armée belge, le 28 mai.

 


# La poche de Dunkerque et l'Opération Dynamo.

 

Les armées alliées, en déroute, pressées par les panzers allemands, reculent dans la ville portuaire de Dunkerque, où elles sont assiégées par les armées hitlériennes. Siège relatif puisqu'Herman Goering, le chef de la Luftwaffe, persuada Hitler de lui laisser le champ libre pour détruire, avec son aviation, les reliquats des armées alliées. Le Maréchal de l'air, homme vaniteux, avait pris ses désirs pour des réalités, et permit à la Royal Navy d'évacuer 330 000 soldats de la poche, sauvant les armées anglaises de la captivité.


 

# La trahison italienne.

 

Le 10 juin 1940, Mussolini, du haut de la piazza de Venezia,

 

 

 

 

déclarait la guerre à la France et à la Grande-Bretagne. Le Duce, malgré les réticences de son chef d'état major, le général Badoglio et de son gendre et Ministre des Affaires Etrangères, le comte Ciano, prétextant l'effondrement imminent des français, voulut sa part du gâteau ! Le président Roosevelt qualifia le jour même, la déclaration de guerre italienne comme un véritable "coup de poignard dans le dos" !

 

# Pétain demande l'armistice.

 

Devant le désastre militaire, Paul Reynaud démissionne, le 16 juin, et est remplacé par le Maréchal Pétain, ouvertement favorable à un armistice.

 

 

 

 

 


Pourtant, le général Noguès, chef des forces françaises en Afrique du Nord, se montre prêt à continuer le combat dans l'Empire, soutenu par De Gaulle et le général Mittelhauser, chef des forces armées au Levant.

Mais, le ralliement de Darlan, chef de la Royale, à l'armistice, le fait que les conditions allemandes ne touchent ni la Marine française, ni l'Empire, va désamorcer les velléités belliqueuses de Noguès, qui va se rallier à l'arrêt de combats.

Seul, le général de Gaulle, alors sous-secrétaire de l'état à la Guerre, exilé à Londres, demande aux français de le rejoindre pour continuer le combat, lors de son célèbre appel du 18 Juin.

 

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Le 22 juin 1940, la France, meurtrie, accepte les conditions très dures de l'ennemi. Hitler vient de terrasser la "première" armée du monde et l'aigle nazi trône sur Paris.

 

 

II.Londres ou/et Moscou ?

1°)  Allemagne-Angleterre :une paix introuvable, une guerre improbable.

a°) Hitler veut faire la paix avec l'Angleterre.

# Le désir de paix d'Hitler.

La victoire écrasante de l'armée allemande sur la France, avait persuadé Hitler que l'Angleterre allait s'asseoir à la table des négociations. Dès le 21 mai 1940, alors que le grand-Amiral Raeder avait évoqué, devant Hitler, un possible débarquement sur les îles Britanniques, le marin s'était vu répondre que la Grande-Bretagne accepterait la paix, après la défaite de la France ! La modération du Führer, envers l'Angleterre, se manifeste encore le 13 juin, dans une interview qu'il donne au journaliste américain Karl von Wiegand, le correspondant du New-York Journal American, le principal quotidien isolationniste du groupe Hearst.
Le comte Ciano, le 18 juin, à Munich, sera impressionnée par le désir de paix du Führer avec les anglais, il lui fera l'effet d'un "joueur de poker ayant réussi un gros coup et qui voudrait quitter la table !"
Le 24 juin, alors que l'armistice avec la France est signé, Hitler affirme que la guerre est finie à l'Ouest, qu'un terrain d'entente sera trouvé avec les anglais et qu'il ne restera qu'à régler nos comptes à l'Est.
Le 13 juillet, Halder, le chef d'état-major de l'OKH, en visite au Berghof, évoque la perplexité du Führer face à la "mauvaise grâce anglaise à ne pas faire la paix" !
Après avoir repoussé son discours de "paix", tout le mois de juillet, pour sonder les anglais sur leurs intentions, Hitler, le 19 juillet, devant le Reichstag, fit sa tirade. Après avoir égréné le nom des 12 généraux qu'il élevait à la dignité de feld-maréchal, le dictateur allemand affirma que la position de l'Allemagne était désormais inexpugnable et il invitait l'Angleterre à faire la paix, tout en la menaçant, en cas de refus.
Une heure après, la réponse de Londres se fit entendre ...c'était "NON" !

# Les anglais jouent l'offensive sur mer.

Mais les anglais se montrent inflexibles dans leur volonté de combattre, guidés par Winston Churchill. D'ailleurs, le 3 juillet 1940, dans le cadre de l'opération Catapult, l'amiral Sommerville, lança un ultimatum à la flotte française mouillant à Mers-el-Kébir. Devant le refus de l'amiral Gensoul d'accepter les conditions anglaises, l'escadre britannique ouvrit le feu pour neutraliser les navires de guerre français. Prendre le risque de voir deux cuirassés et deux croiseurs lourds français rejoindre l'Axe, n'était pas pensable pour les britons.
Les anglais remettent le couvert contre une flotte italienne, le 9 juillet, à Punta Stilo, au large de la Calabre, puis, le 19 juillet, au Cap Spada, en coulant, au large de la crète, un croiseur léger italien, consacrant la supériorité navale britannique sur les transalpins.
Mais le coup de maître de la Royal Navy, fut l'attaque du port militaire de Tarente, où mouillait la flotte italienne, dans la nuit du 11 au 12 novembre. En effet, deux escadrilles de Swordfish, décollant du porte-avions Illustrious, mirent hors service 4 navires italiens. Ce fut la première attaque aéro-navale de la guerre.
La volonté de combattre ne faisait donc aucun doute de la part des anglais et le refus de négocier une paix avec le Reich ne fut pas une surprise, le 19 juillet. Il s'inscrivait dans la politique séculaire de l'Angleterre de combattre la puissance dominante sur le continent.

b°) L'Opération Otarie, bluff ou réalité ?

Le mémorandum Jodl, du 30 juin 1940, intitulé "La continuation de la guerre contre l'Angleterre", reflète la pensée du Führer:
"La victoire décisive sur l'Angleterre [...] n'est plus maintenant qu'une question de temps. L'ennemi n'est plus capable d'offensives de quelques ampleurs. Aussi l'Allemagne peut choisir une méthode de guerre qui préserve ses forces, tout en évitant les risques. Priorité doit être donné au combat contre l'aviation anglaise. [...] Tout débarquement ne saurait être envisagé qu'en dernier recours. Comme l'Angleterre ne peut plus se battre pour la victoire, mais uniquement pour préserver sa situation, tout indique qu'elle sera tentée de faire la paix."
Le 16 juillet, 3 jours avant son discours au Reichstag, ne voyant rien venir du côté anglais, Hitler signa la directive n°16, pour lancer les préparatifs pour envahir les îles Britanniques. Mais le Préambule du plan d'invasion était au conditionnel, dans la lignée du Mémorandum Jodl :
"Puisque l'Angleterre, en dépit de sa situation militairement désespérée, ne donne encore aucun signe reconnaissable d'inclination à trouver un accomodement, j'ai résolu de préparer une opération de débarquement contre l'Angleterre, et, si besoin est, de l'exécuter."

De plus, Hitler s'intéressa assez peu aux plans d'invasion de la Grande-Bretagne, ce qui n'était guère dans ses habitudes et traduisait le peu d'intérêt que le Führer portait à cette option, espérant encore que l'offensive aérienne sur l'Angleterre pousserait ces derniers à s'asseoir à la table de négociation.

c°) La bataille d'Angleterre : "The finest hour" !

Le 1er août 1940, Hitler signait la Directive n°17, décrétant l'offensive aérienne contre la Grande-Bretagne, assujetissant l'invasion de l'Angleterre au succès de celle-ci.

# La victoire du renseignement anglais et du radar.

Les britanniques avaient une longueur d'avance par rapport aux allemands, au niveau du renseignement. En effet, dès le 21 mai 1940, les casseurs de code de Bletchey Park réussissaient avec Ultra, à casser les codes de la Luftwaffe !
De plus, les anglais ont une arme secrète inconnue des allemands, le radar, qui peut repérer les escadrilles allemandes bien avant qu'elles survolent le territoire britannique.
Ces deux "secrets", vont permettre aux anglais de contrer efficacement les escadrilles adverses.

# La chasse anglaise plie mais ne rompt pas.

Les anglais avaient deux excellents chasseurs, le Hurricane et le Spitfire, qui vont combattre efficacement contre les escadrilles allemandes et le Bf-109.

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Le "Jour de l'Aigle", le 13 août 1940, qui débute l'attaque massive de l'aviation allemande sur l'Angleterre, n'arrivera pas à faire plier les anglais. Alors que les allemands s'attaquent dans un premier temps, aux aérodromes et aux stations radars, ce qui s'avéra une stratégie payante, un bombardement anglais sur Berlin, dans la nuit du 25 au 26 août, mit en fureur Hitler, qui décida alors de raser les villes anglaises ! Et le 5 septembre, Goering

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reçut l'ordre de bombarder Londres. Ce changement de stratégie emmena l'offensive aérienne allemande dans une impasse.

2°) Attaquer la Russie.

a°) Génèse d'un plan.

Le pacte germano-soviétique d'août 1939 avait surpris tout le monde, puisque Mein Kampf, désignait les juifs et les bolcheviques comme les ennemis mortels des allemands.
Alliance de circonstance, pour pouvoir avoir les mains libres à l'Ouest, Hitler n'avait pas renoncé à régler son compte à l'URSS. D'ailleurs, le 23 novembre 1939, il dira à son aide de camp, von Below, que l'attaque contre la France ne peut être repoussée puisqu'il aura besoin de ses divisions blindées pour agir contre l'URSS, au printemps 1940 ! (Herman Goering de François Kersaudy, Perrin, 2009, page 328)
La chute de la France, en juin 1940, allait accélerer sa décision de se retourner contre son ancien allié.
Pour Benoît Lemay, dans son Manstein, dès la fin mai 1940, l'OKH avait déjà diligenté une étude sur une invasion de l'URSS, auprès du Général Marcks, sous le nom de code d'Opération Otto. L'armée de terre ne faisait que précéder les désirs de son maître, puisque dès le 28 juin, Albert Speer, alors en visite chez le Führer, entendit celui-ci dire à Keitel, chef de l'OKW:
" Croyez-moi, Keitel, maintenant que nous avons montré de quoi nous sommes capables, une campagne contre la Russie ne serait, en comparaison, qu'un jeu d'enfant dans un bac à sable."
Un mois après, le 21 juillet, Hitler donne pour instruction à von Brauchitsch d'écraser l'armée russe ou au moins, prendre autant de territoire russe qu'il est nécessaire pour empêcher un bombardement de Berlin ou des industries silésiennes.
Le 29 juillet, lors d'une réunion des officiers de l'OKW, Jodl, le chef des opérations de l'OKW, informe l'aéropage de la volonté d'Hitler d'attaquer l'URSS, dès le printemps 1941, sans se soucier de l'Angleterre. Le plus sûr moyen d'arriver à faire asseoir les anglais à une table de négociation serait de battre les bolcheviques.
2 jours plus tard, au Berghof, devant ses chefs militaires, Hitler prévient que sa décision d'envahir l'URSS, au printemps 1941 est définitivement arrêté.

b°) L'Opération Barbarossa.

Les russes n'avaient pas chômé depuis lors. Après l'annexion de la Pologne orientale, voici qu'ils avaient, après quelques humiliations, réussi à battre la petite Finlande, qui s'était dépouillée d'une partie de l'isthme de Carélie, pour avoir la paix. L'URSS avait profité que l'Allemagne nazie soit occupée à l'Ouest, pour mettre la main sur la Bessarabie et la Bukovine en juin 40, puis sur les pays Baltes, en juillet 1940. Les soviétiques dépassaient les clauses secrètes du pacte germano-soviétique, puisque la Lituanie n'avait pas été dévolue à l'URSS, mais devait rester dans l'orbite allemande.

Du 12 au 14 novembre, c'est un Molotov confiant et offensif qui arrive à Berlin.

 

molotov

 

Alors qu'Hitler se lance dans des discours généraux sur le partage du monde, le Commissaire du peuple aux Affaires Etrangères bombarde le dictateur allemand de questions précises sur la présence de troupes allemandes en Finlande et en Roumanie, renvoyant aux calendes grecques un éventuel accord sur le futur partage du monde.

C'est après cette visite peu conciliante qu'Hitler va émettre, le 18 décembre 1940, la directive n°21, concernant l'opération Barbarossa, l'invasion de l'URSS, malgré l'opposition d'Hermann Goering.

 

3°) L'Axe et le front méditerranéen  .

 

a°) Le désintérêt d'Hitler.

 

L'armistice avec la France, le 22 juin 1940, laissant à celle-ci l'intégrité de son Empire et sa flotte de guerre, annonçait déjà ce désintérêt allemand pour le front méditerranéen. Pourtant, Jodl, chef des opérations de l'OKW, le 30 juin puis le 13 août, prônait une stratégie contre l'Angleterre qui passait par la Méditerranée. En septembre 1940, le grand-Amiral Raeder remit un Mémorandum à Hitler, prônant une stratégie périphérique contre l'Angleterre, avec l'objectif de prendre Gibraltar, Malte et l'Egypte. Ce Mémorandum restera lettre morte, le Führer étant trop obnubilé par les steppes russes.

 

b°) Les illusions italiennes.

 

# Le Duce ronge son frein.

 

Les succès allemands irritent le vaniteux Duce,

 

mussolini

 

 

 

qui n'a rien tiré de son entrée en guerre contre les français, Hitler préférant mécontenter son remuant allié italien que de s'aliénier la flotte et l'Empire français. Les Balkans, l'Egypte, Mussolini hésite, mais les allemands lui font vite comprendre qu'il faut oublier les Balkans, dès l'été 40. Hitler, dès le 20 juillet, avait bien dit à Ciano, gendre du Duce et Ministre des Affaires Etrangères, qu'il attachait la "plus grande importance au maintien de la paix dans les régions du Danube et des Balkans.".

 

# L'échec de l'offensive italienne vers l'Egypte.

 

En septembre 1940, la Xe armée italienne dirigée par le général Graziani se meut, lentement, vers l'Egypte. L'armée italienne si elle dispose d'une supériorité écrasante sur les troupes anglaises, n'a pas une armée adaptée à l'offensive et dispose de chars désuets. Son offensive est lente et courte, puisque les forces italiennes s'arrêtent juste après la frontière égyptienne.

Le 9 décembre 1940, les anglais lancent l'opération Compass, contre-offensive énergique contre les forces italiennes, qui vont rapidement s'effondrer !

Il faudra qu'Hitler envoie le 10e corps aérien en renfort, pour éviter l'effondrement italien, avant l'arrivée imminente de l'Afrika Korps !

 

# L'échec en Grèce.

 

Mussolini et Ciano, le ministre des Affaires Etrangères,

 

ciano

 

rêvaient d'investir les Balkans, après la chute de la France. Mais Hitler qui avait besoin des pétroles roumains mit son veto à toute action dans cette région. L'interventionnisme allemand dans la zone, comme l'envoi, en Roumanie, de troupes allemandes, en septembre, pour sécuriser les champs pétroliers de Ploiesti, mit en rage le Duce, qui considérait la région danubienne comme faisant partie de sa zone d'influence. Aussi, décida-t-il d'attaquer la Grèce, en octobre, sur un coup de tête, sans prévenir son allié teuton.

L'offensive fut très mal préparée, avec un nombre d'unités insuffisant. L'attaque débuta sous un déluge, dans la région montagneuse de l'Epire. Loin d'avancer, les divisions italiennes durent progressivement reculer et l'armée grecque du général Papagos, en décembre, entra même dans l'Albanie italienne, poussant les transalpins dans leur dernier retranchement.


 

3°) Pétain plutôt que Franco.

 

Franco, après la chute de la France, était prêt à entrer en guerre au côté de l'Axe, sa correspondance avec son beau-frère et Ministre des Affaires étrangères, Serrano Suner, l'atteste sans ambiguité.

Mais le Caudillo,

 

francisco franco

 

pour prix de son ralliement, demandait le Maroc français. Or, Hitler, en signant l'armistice avec la France, voulait neutraliser à tout prix la flotte française et son Empire. Il était donc hors de question, pour le Führer, de remettre en cause cet accord, même au prix de l'entrée en guerre de l'Espagne. Surtout que l'allemand avait une piètre idée de l'armée espagnole, depuis la guerre civile, gagnée péniblement par Franco, malgré l'aide germano-italienne. Et l'armée de Vichy avait montré sa détermination, fin septembre 1940, lorsque le gouverneur Boisson avait repoussé, à Dakar, une force navale anglo-gaulliste qui voulait débarquer.

Aussi, lorsque les deux dictateurs se rencontrèrent à Hendaye, le 25 octobre 1940,

 

fransisco franco y adolf hitler

 

 

ce fut un dialogue de sourds entre les deux hommes, l'espagnol refusant de rallier l'Axe les mains vides !

Cette mésentente sauva certainement le rocher de Gibraltar.

 

4°) La mobilisation américaine.

 

a°) Un isolationnisme qui se fissure.

 

La politique isolationniste (= neutre) des USA avait été déjà écornée par la disposition "Cash and Carry", votée avec le renouvellement du Neutrality Act, en 1937, qui favorisait ouvertement les puissances maritimes, de facto, la Grande-Bretagne et la France.

Lors du discours de Charlotesville, le 10 juin 1940, le président Roosevelt avait stigmatisé (= condamné) l'entrée en guerre de l'Italie, qualifiée de "coup de poignard dans le dos" ! Il déclare aussi le renforcement de l'armée américaine et affirme qu'il mettre les ressources du pays au service des alliés !

Le 17 juin 1940, alors que l'armée française s'effondre sous les coups de butoirs des Panzer, et que l'armistice s'annonce,  Cordell Hull,

 

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le secrétaire d'Etat américain, fait pression sur Pétain pour que la flotte française ne soit pas mis à la disposition des forces de l'Axe.

Roosevelt, qui est en pleine campagne présidentielle, est obligé de tenir un double langage. Tout en certifiant au peuple américain qu'il n'enverra jamais les "boys" faire la guerre, rien ne l'empêchait en sous-main, d'aider, matériellement, la Grande-Bretagne et de préparer la guerre en renforçant l'armée américaine.

Le 2 septembre 1940, les USA franchissent le Rubicon, en signant, avec les anglais, un accord prévoyant la livraison de 50 vieux destroyers aux britanniques.

 

 

b°) La mobilisation militaire et économique.

 

Dès le 16 mai 1940, le président avait sollicité le Congrès pour construire 50 000 avions par an. 

En septembre, le Congrès votait une loi sur le service militaire sélectif, qui permit d'engager près de 800 000 soldats.

En octobre, le Congrès vota des crédits destinés au réarmement de 17,7 milliards de $, une vertigineuse augmentation des moyens financiers alloués à la production d'armes.

Le 4 novembre 1940, suite à la réflexion stratégique des militaires américains, l'amiral Stark présentait un Mémorandum, le Plan Dog, désignant, pour la première fois, l'Allemagne et l'Italie comme les ennemis principaux et le théâtre Occidental comme plus important que le théâtre Pacifique.

Mais la date la plus importante, pour l'historien Ian Kershaw (Choix fatidiques, Seuil, 2007, page 337) reste le mois de décembre. Le Président Roosevelt,

 

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lors d'une conférence de Presse, le 17 décembre 1940, évoque une aide matérielle massive aux ennemis de l'Axe, qui sera confirmé par le discours du 29 décembre 1940, dans lequel les USA, d'après le président, deviendra "l'arsenal des démocraties".

D'ailleurs, la création, le 20 décembre 1940, de l'Office Production Management, sous la direction de William S.Knudsen, chargé de coordonner la production industrielle et les livraisons aux ennemis de l'Axe, sera considérée, par les allemands, comme "une agression morale" !


Conclusion:

 

Si la première partie de l'année fut une marche triomphante pour la Wehrmacht, en Norvège, aux Pays-Bas, en Belgique, puis en France, la deuxième partie de l'année fut plus décevante, avec une bataille d'Angleterre qui fut un échec pour la Luftwaffe, et les campagnes d'Egypte et de Grèce qui furent deux désastres pour Mussolini.

De juin à décembre 1940, la stratégie de l'Axe, par ses hésitations et un manque criant de collaboration, fut confuse.

Une entente germano-italienne se concentrant sur l'Egypte aurait pu faire florès. Mais Hitler était trop occupé par sa future invasion de l'URSS et Mussolini trop obnubilé par les Balkans, pour que cette stratégie fut adeptée.

Mais la nouvelle la plus importante de cette année 1940, est, peut-être, la décision de Roosevelt de devenir, officiellement, "l'arsenal des démocraties", apportant le poids, décisif, de toute l'industrie américaine, en faveur des ennemis de l'Axe.

 

Un QUIZZ pour tester vos connaissances.

 

Retour sur la Bataille de France.

 

 

 

 

Par Tietie007 - Publié dans : Seconde Guerre Mondiale - Communauté : Passion Histoire
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 13:58

Bibliographie:

 

Stalingrad, la bataille au bord du gouffre, de Jean Lopez, Economica, 2008.

 

 

 

 

 

 

I. L'Axe en échec.

 

1°) Stalingrad, le tombeau de l'armée allemande.

 

a°) Le Plan Bleu: Hitler veut le pétrole de la Caspienne.

 

Après l'échec devant Moscou, en décembre 1941, les allemands pansaient leurs plaies pour la nouvelle offensive d'été censée achever l'armée rouge.

Le nouveau plan, nommé plan Bleu, avait pour objectif le Caucase, zone pétrolière autour de Bakou, qui aurait permis aux allemands de confisquer une grande partie du pétrole soviétique à l'armée rouge.

 

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b°) Stalingrad, ville stratégique entre le Don et la Volga.

 

Le contrôle de la ville de Stalingrad, sur la Volga, qui contrôle l'entrée dans le Caucase est primordial, pour assurer les arrières des armées allemandes qui vont descendre vers Bakou.

Alors que le Groupe d'Armées A, commandé par le général List, descend vers le Caucase, avec comme objecif de prendre la zone pétrolière de Bakou (Opération Edelweiss), le Gourpe d'Armées B, guidé par von Weichs, se dirige vers la Volga pour investir la ville de Stalingrad (Opération Fischreiher). En courrant deux lièvres à la fois, Hitler n'en n'aura aucun des deux !

La première partie de la campagne se passa bien, et, en septembre, la 6eme armée de von Paulus entre dans les faubourgs de Stalingrad. La prise de la ville semble imminente, mais le 19 novembre 1942, le maréchal Joukov, chef des armées soviétiques, déclencha l'opération Uranus, pour encercler les forces allemandes dans la cité de Staline. Les armées roumaines, hongroises et italiennes, qui gardaient les flancs de la 6eme armée allemande, totalement sous-équipées, se firent écraser par l'armée rouge et l'encerclement de la ville fut effectif.

 

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Malgré tous les efforts pour libérer la 6eme armée, le 2 février 1943, le Maréchal von Paulus capitula,

 

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envoyant en captivité plus de 90 000 soldats allemands. Stalingrad sonna le tocsin pour la Wehrmacht, qui après cette défaite historique, ne fit que reculer, sur le front russe.

 

2°) La fin de l'Axe en Afrique.

 

a°) El Alamein, la première défaite des armées allemandes.

 

Alors que l'Afrika Korps du général Rommel, le "renard du désert", avait pris la cité de Tobrouk, le 20 juin, cité portuaire stratégique vitale pour envahir l'Egypte,

 

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qui valut d'ailleurs à son vainqueur le titre de "Maréchal", délivré par Hitler dès le 22 juin, les forces allemandes épuisées et en infériorité numérique sont arrêtées à El Alamein, par l'armée anglaise du général Montgomery, en novembre 1942.

 

 

 

 

Malgré le refus d'Hitler, le repli des allemands est inévitable, la force blindée teutonne ayant été détruite et l'Afrika Korps ne disposait plus que d'une centaine de chars italiens M13/40 de la division Ariete, totalement dépassés, pour s'opposer aux 600 chars britanniques.

 

b°) Opération Torch, le débarquement allié en Afrique du Nord.

 

Alors qu'en Egypte, à El Alamein, Rommel subissait la loi des anglais, le 20 novembre 1942, une armada alliée se présentait face aux côtes algériennes et marocaines, débarquant 100 000 hommes et investissant Alger.

Les forces de l'Axe, en déroute en Egypte, vont se replier sur la Tunisie, et tiendront jusqu'en mai 1943.

Torch, opération désirée par Churchill, allait mettre à mal l'Italie mussolinienne, qui allait perdre ses possessions africaines et qui fera de l'Afrique du Nord, la base de lancement de la future invasion de l'Italie, en juillet 1943.

 

3°) Midway, le chant du cygne de l'aéronavale japonaise.

 

Depuis l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, les nippons étaient allés de victoires en victoires, annexant l'Indonésie et son pétrole, la Birmanie, porte des Indes, et la Malaisie, avec la prise de Singapour, le 15 février 1942.

 

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Avec la prise de la Birmanie et de Singapour, c'est l'Inde, "joyau de la couronne britannique" qui est menacé.

Après une bataille aéronavale dans la mer de Corail, en mai 1942, qui s'était terminé par un match nul entre japonais et américains, chacun perdant un porte-avions, l'amiral Yamamoto, chef de la marine impériale, veut provoquer les américains pour détruire le reste de leur flotte.

C'est à Midway, dans le Pacifique, du 4 au 6 juin 1942, que les japonais vont provoquer une bataille entre porte-avions.

 

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L'issue de la bataille sera catastrophique pour la flotte japonaise, qui perdra 4 porte-avions contre un aux américains. Après Midway, les japonais se mettront en position défensive et laisseront désormais, l'initiative stratégique aux alliés.

 

II. Résistance et répression.

 

1°) La solution finale.

 

C'est en janvier 1942, avec l'afflux des populations juives d'URSS, que les nazis planifieront la "solution finale" du problème juif,  lors de la Conférence de Wannsee, présidé par les SS Reinhard Heydrich, chef de l'Office central de la sécurité du Reich, et Adolf Eichmann. Le gazage de millions de juifs, dans les camps d'extermination va alors commencer, notamment à Auschwitz-Birkenau.

 

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En France, la rafle du Vel d'Hiv, en juillet 1942, organisée par la police vichyste, allait envoyer 13 152 juifs français à la mort, dans les camps d'extermination allemands. Pétain, en nommant Pierre Laval comme chef du gouvernement, en avril 1942, avait choisi la voie d'une collaboration avec les allemands plus poussée.

 

2°) La montée des résistances à l'occupant.

 

C'est après l'invasion de l'URSS, le 22 juin 1941, que les communistes français entrent en résistance contre l'occupant allemand.

C'est en janvier 1942, que Jean Moulin est parachuté en France,

 

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pour réunifier les mouvements de résistance sous la houlette du Général de Gaulle.

Mais la résistance française va se raidir et s'amplifier à cause de la nouvelle politique allemande pour la main d'oeuvre. En effet, pour faire marcher leur industrie de guerre, les nazis ont besoin de travailleurs. Fritz Sauckel est chargé par Hitler de mobiliser la main d'oeuvre européenne par n'importe quel moyen. Le 4 septembre 1942, Vichy institue le Servcice du Travail Obligatoire, obligeant chaque jeune français à aller travailler dans le Reich, au service de l'industrie de guerre allemande. En décembre 1942, l'objectif de 250000 travailleurs français en Allemagne est atteint. Mais le STO renforcera surtout les maquis, avec des jeunes français refusant le départ dans le Reich.


En Russie, le mouvement des partisans s'est amplifié, malgré la répression allemande.

En Yougoslavie, fin 1942, ce n'est pas moins de 7 divisions allemandes et de 18 divisions italiennes qui sont chargées de lutter contre les partisans de Tito.

 

 

3°) La guerre industrielle.

 

a°) Le Victory Program.

 

L'entrée en guerre des USA, avec sa puissance industrielle, va faire pencher la balance du côté allié. Si, dans le passé, avec la loi prêt-Bail, les USA avaient déjà ravitaillé les anglais et les soviétiques, avec l'entrée dans le conflit, l'industrie américaine va rapidement atteindre une production colossale.

Avec le Victory Program, annoncé par le président Roosevelt, en janvier 1942, les USA vont devenir un véritable "arsenal pour les démocraties".

C'est bien les chars Sherman M4 et Grant, qui seront les chevilles ouvrières de la victoire de Montgomery sur l'Afrika Korps de Rommel, en novembre 1942.

Ce sont les Liberty Ship, cargos construits dans les arsenaux américains, qui permettront, entre autres, de remplacer le tonnage coulé par les sous-marins allemands, dans l'Atlantique.

Toutes les divisions américaines qui débarqueront en Afrique du Nord, en novembre 1942, seront toutes motorisées, ce qui changera profondément le visage de la guerre.

De même, l'US Air Force deviendra une machine redoutable, puisqu'en une année, de décembre 1941 à décembre 1942, elle passera de 12 000 et 33 000 avions de tous types, ce qui en faisait la premiere armée aérienne du monde. Elle dispose surtout de bombardiers lourds, avec les B-17, qui n'avaient pas d'équivalent dans les forces de l'Axe.

 

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Dans le Pacifique, la supériorité navale américaine, après 1942, deviendra écrasante. De 4 porte-avions en 1941, à 95 en 1945, la marine US surclassera totalement une marine nippone qui alignera, dans le meilleur des cas, 15 porte-avions.

 

b°) L'effort industriel soviétique.

 

En URSS, malgré les énormes pertes de l'année 1941, sous l'action de Voznessenski, l'industrie soviétique va produire plus d'armements que les allemands. En 1942, les soviétiques réussirent à produire plus de 12 661 T-34, char moyen qui surclassait ses homologues allemands.

 

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c°) Une industrie allemande inadaptée à une guerre mondiale.

 

L'industrie allemande n'était pas formatée pour un conflit mondial. La production d'avions et de chars restait très inférieure à la production alliée. En janvier 1942, Albert Speer, l'architecte d'Hitler,

 

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prend la tête du Ministère du Reich pour l'Armement et les Munitions, en janvier 1942. Sous son action, le production de guerre va s'envoler.

 

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Mais malgré cette augmentation substantielle de la production de guerre, faite, entre autres, par la main d'oeuvre concentrationnaire et par le biais du Service du Travail Obligatoire, imposé en Europe de l'Ouest, par Fritz Sauckel, en mai 1942, la production de guerre allemande restera nettement inférieure à celle des alliés, ce qui, à terme, signifiera une défaite inéluctable !

 

d°) La Bataille de l'Atlantique.

 

Dans cette lutte pour annihiler l'adversaire, l'année 1942 sera l'apogée pour les sous-marins allemands qui couleront, 8 245 000 tonnes de bateaux alliés. Les U-Boot, commandés par l'amiral Karl Doenitz, agissent en meute, et exploitent les failles du dispositif de protection allié. Mais la puissance américaine commence à produire massivement des Liberty Ship, qui remplacent le tonnage coulé par les allemands.

 

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(*en milliers, **unités). Source: wikipedia.

 

L'Angleterre, un moment en danger, puisque le tonnage de bateaux coulés n'était pas remplacé, sera sauvée par l'industrie américaine. Puisque si le tonnage coulé en 1942 est le plus haut de la guerre, les alliés construiront de plus en plus de cargos.

 

Conclusion:

 

L'année 1942 est un tournant de la guerre car celle-ci devient mondiale, avec l'entrée dans le conflit des USA, et les industries de guerre deviennent essentielles pour vaincre. Or, les industries américaine, soviétique et anglaise produiront beaucoup plus que les industries allemande, italienne et japonaise, ce qui donnera bientôt un avantage décisif aux alliés.

 

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Par Tietie007 - Publié dans : Seconde Guerre Mondiale - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 10:12

I. La conquête des droits civils et le combat pour l'égalité.

 

a°)  Le combat pour les droits civils.

 

Au début du 20eme siècle, les femmes sont considérées presque comme des personnes mineures, n'ayant pas le droite de vote.

Mais la première guerre mondiale, qui mobilisera les femmes à l'arrière, dans les industries, pour pallier à l'absence des hommes, et l'exemple de certaines d'entre-elles, comme Marie Curie, première femme prix Nobel de physique, en 1903,

 

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(Source: Wikipedia)

 

vont mobiliser la gente féminine pour changer ce statut inique (=injuste).

Des femmes s'organisent pour acquérir ce droit de vote, ce sera le mouvement des "suffragettes", qui manifestera pour le droit de vote pour les femmes.

Le gouvernement du Front Populaire, en juin 1936,  présidé par le socialiste Léon Blum, comprendra, pour la première fois, des femmes.

La seconde guerre mondiale, et la participation des femmes dans la Résistance à l'occupant allemand, comme Lucie Aubrac, ou dans les Forces Françaises Libres, comme Joséphine Baker, vont enfin accélérer la reconnaissance des femmes. Et, en 1944, le gouvernement provisoire de la République Française, dirigé par le général De Gaulle donne le droit de vote aux femmes.

 

b°) Le combat pour l'égalité.

 

Mais le droite de vote, si il est nécessaire, n'est pas suffisant. En effet, très peu de femmes sont élus dans les assemblées françaises et sont quasiment absentes du Parlement. La gestion du pays reste donc l'apanage des hommes.

Simone de Beauvoir, une philosophe française, compagne de Jean-Paul Sartre, va, dans un livre qui fera date, "Le deuxième sexe" (1949), inciter les femmes à prendre leur destin en main, critiquant autant ce monde de phallocrates (=domination des hommes) que la soumission des femmes à cet ordre masculin ou machiste.

Elle sera à l'origine du mouvement féministe qui oeuvrera à faire reconnaître le droit des femmes, notamment concernant la contraception (Loi Neuwirth, 1967, sur l'autorisation de la pilule contraceptive) et l'Interception Volontaire de Grossesse ou IVG, adoptée par l'Assemblée Nationale en 1974 sous l'action de Simone Veil.

 

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                            (Simone Veil à l'Assemblée Nationale). 

 

En 2000, une loi sur la parité hommes/femmes pour les candidatures aux élections est votée par le Parlement.

Il n'en reste pas moins qu'il y a trop peu de femmes élues par rapport aux hommes, et qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour changer les mentalités.

 

II.Les femmes dans la vie quotidienne.

 

a°) De la maison à l'usine.

 

La femme fut, jusqu'aux années 70, considérée avant tout comme une mère s'occupant des tâches ménagères alors que les hommes allaient travailler.

 

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Mais progressivement les femmes sont sorties de la maison pour aller travailler à l'usine, main d'oeuvre bon marché, puis dans les bureaux, qui se multipliaient avec l'émergence d'une société de services.

Aujourd'hui, le taux d'activité des femmes est important, et des métiers, auparavant réservés aux hommes s'ouvrent aux femmes, comme dans l'armée, la police ou dans le bâtiment. L'apparition de appareils électroménagers (machine à laver, aspirateur etc ...) a contribué, aussi, à libérer la femme de certains travaux domestiques laborieux, comme la lessive.

 

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(Moulinex, marque française d'appareils électroménagers)

 

De même, les produits de l'industrie agro-alimentaires, comme les boîtes de conserves ou les surgelés ont libéré la femme des tâches cuisinières.

 

Malgré tout, les salaires des femmes restent en moyenne de 30 à 40 % inférieur aux hommes.

 

b°) De la maison à l'école.

 

Cantonnée aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants, les femmes sont longtemps restées loin des écoles. Malgré quelques exceptions comme la physicienne Marie Curie, les femmes arrêtaient leurs études à la fin du primaire.

Jusqu'en 1960, l'accès à l'université leur était limité. Depuis lors, les femmes ont droit à suivre les mêmes au cours que les hommes, et ça marche plutôt bien, puisqu'en 2011, 68 % des filles eurent leur Bac contre 58 % aux garçons.

 

Un petit QUIZZ pour tester vos connaissances.


 


 


Par Tietie007 - Publié dans : PREMIERE HISTOIRE GEO - Communauté : Passion Histoire
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 12:25

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I. L'Organisation des Nations-Unies.

 

a°) Création le 24 octobre 1945.

 

Après le second conflit mondial, qui a fait près de 60 millions de morts, les pays vainqueurs veulent créer une organisation internationale, supra-étatique, qui organisera les relations internationales de manière pacifique, en évitant le recours à la guerre pour régler des contentieux entre pays.

Héritière de la défunte Société des Nations (SDN), qui avait échoué à juguler la politique belliqueuse (= guerrière) des pays fascistes (Allemagne nazie + Italie mussolinienne), annoncée par le président Roosevelt, lors de sa rencontre avec Churchill, au large de Terre Neuve, le 14 août 1941, avec sa Charte de l'Atlantique,

 

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la création de l'Organisation des Nations Unies, lors de la Conférence de San Francisco, le 24 octobre 1945, un peu plus d'un mois après la capitulation du Japon, s'inscrivait donc dans la volonté des grandes puissances de pacifier les relations entre les pays et de régler les différends par la voie pacifique.

 

b°) Les instances de l'ONU.

 

Le siège de l'ONU se trouve à New-York, alors que celui de la SDN se trouvait en Suisse, symbole du déplacement du pouvoir, du Vieux-Continent (=Europe) vers le Nouveau Monde (=USA).

 

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Les pays membres de l'ONU possèdent un représentant à l'Assemblée Générale qui a un rôle purement consultatif. En 2011, 193 pays sur 196 sont membres de l'ONU.

Le vrai pouvoir est entre les mains du Conseil de Sécurité, composée de 5 membres permanents, les USA, l'URSS, la Chine, le Royaume-Uni, la France (La France, qui avait perdu la guerre en 1940, contre l'Allemagne nazie, n'a du sa place au Conseil de Sécurité, qu'à la résistance de De Gaulle), qui ont un droit de veto (= droit de s'opposer) et de 10 membres élus pour deux ans.

Le Conseil de sécurité qui détient le pouvoir exécutif, peut voter des résolutions sanctionnant un pays et décider d'une intervention militaire.

L'ONU dipose aussi d'une institution judiciaire, la Cour Internationale de Justice, qui siège à La Haye, elle a pour fonction de régler des conflits juridiques soumis par les Etats. Elle dispose aussi d'une fonction consultative.

Le secrétaire général des Nations-Unies, élu tous les 5 ans, dirige le secrétariat de l'ONU, qui a un rôle purement administratif, et doit veiller à la bonne marche de l'institution. C'est le sud-coréen Ban Ki-Moon qui est le secrétaire en fonction.

 

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c°) Les limites de l'ONU.

 

L'ONU dépend de ses pays membres, pour son financement, et est donc tributaire de leur bonne volonté. Les USA financent à hauteur de 22 % du budget, mais sont plutôt des mauvais payeurs, le Japon, 19,5 %, l'Allemagne, 8,6 %, la France, 6,5 %, le Royaume-Uni, 6,1%.

Les interventions militaires sous l'égide de l'ONU, demandent un consensus parmi les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité, qui peuvent toujours user de leur droit de veto. Aussi, durant la guerre froide, excepté pour la guerre de Corée, due à la politique de la chaise vide de l'URSS, les deux super-grands, USA et Union Soviétique, ont neutralisé l'action du Conseil de Sécurité en se servant de leur droit de veto.

 

Depuis la fin de la guerre froide, en 1991, les casques bleus sont intervenus dans de nombreux pays, comme au Rwanda ou dans l'ex-Yougoslavie, mais ils n'ont pu empêcher, en tant que force d'interposition, les massacres d'être perpétrés.

 

Dans certaines régions, les casques bleus sont depuis longtemps présents comme force d'interposition, comme au sud-Liban, depuis 1978, avec la FINUL, qui doit superviser le départ des forces israéliennes de la région.

 

d°) L'ONU, instrument des puissants ?

 

C'est la critique que certains font, de la prestigieuse institution. En effet, l'état d'Israël, créé en 1948, ne se soumet que rarement à des résolutions de l'ONU, et n'a été victime d'aucune sanction pour ce non respect de ses résolutions. Alors que d'autres pays n'ont pas bénéficié d'une telle mansuétude. Le soutien indéfectible des USA, à l'état israélien y est certainement pour quelque chose. Mais ce "deux poids, deux mesures", fragilise l'impartialité (=neutralité) et la crédibilité de l'institution onusienne.

 

II.Les droits de l'homme.

 

a°) Déclaration universelle des droits de l'homme.

 

L'Assemblée Générale des Nations-Unies adopte la Déclaration universelle des droits de l'homme le 10 décembre 1948, à Paris.

Cette déclaration s'inspire de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, du 26 août 1789, dans le sillage de la Révolution Française.

 

b°) Que sont les droits de l'homme ?

 

Les droits de l'homme sont les droits de l'individu. Le droit d'aller et venir, le droit d'opinion, le droit de croyance, le droit de vote, bref, il sacralise les droits individuels.

Certains critiquent ce "droit de l'hommisme", qui est né en Occident (=pays européens chrétiens) et qui est "ethnocentré" (=vision européenne). L'universalisme (= qui s'applique à tous les hommes)  des droits de l'homme ne serait-il pas une vision essentiellement européenne des droits de l'individu ? Car certaines aires civilisationnelles mettent encore le "collectif", le clan, la tribu ou l'ethnie avant l'individu, le "nous" avant le "je" ! Pourquoi la conception occidentale serait-elle supérieure à la conception africaine ou asiatique ?

 

Répondez à ce QUIZZ, pour tester vos connaissances.


Par Tietie007 - Publié dans : TERMINALE HISTOIRE Géo. - Communauté : Passion Histoire
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